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«Dépenser moins pour taxer moins», la révolution économique de Sarah Knafo

30 octobre 2025 à 09:00
8 min de lecture
«Dépenser moins pour taxer moins», la révolution économique de Sarah Knafo
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ENTRETIEN. À droite comme à gauche, chaque prise de parole de l'eurodéputée Reconquête est scrutée de près. En plein débat sur le budget, où le Parti socialiste impose sa vision, Sarah Knafo a répondu aux questions du JDNews… et fait un pas de plus vers l’union des droites.

Propos recueillis par Louis de Raguenel  29/10/2025 
L'eurodéputée appelle à refuser en bloc la logique consistant à taxer plus pour dépenser plus.
L'eurodéputée appelle à refuser en bloc la logique consistant à taxer plus pour dépenser plus. © Maxime Cussac-Frappat

Le JDNews. Vous avez proposé un contre-budget. Qu’est-ce qui vous choque le plus dans celui qu’a proposé le gouvernement ?

Sarah Knafo. Nous sommes le peuple le plus martyrisé par la fiscalité. Et nous avons aussi l’administration qui dépense le plus au monde. Ceci explique cela ! Plus on dépense, plus on doit taxer pour financer ces dépenses. Même en s’endettant pour combler la différence (le déficit), à la fin, on fera payer le remboursement de la dette par l’impôt.

À lire aussi Budget 2026 : Sarah Knafo présente un plan d’économies choc de 80 milliards d’euros

C’est toujours dans votre poche qu’on prendra l’argent. Donc ? Il faut refuser en bloc la logique consistant à taxer plus pour dépenser plus. Je propose exactement l’inverse : dépenser moins pour taxer moins. C’est simple comme bonjour, mais cette philosophie est la seule à n’avoir jamais été appliquée, alors qu’elle est la seule efficace. Il faut en tirer toutes les conséquences logiques. J’ai donc travaillé pour proposer un contre-budget (voir budget2026.fr).

Avec quelles conséquences en matière de pouvoir d’achat ?

La mesure de pouvoir d’achat la plus urgente : baisser les impôts. Avec 45 % de prélèvements obligatoires, cela signifie qu’à partir du 16 de chaque mois, nous ne travaillons plus pour nous ni pour notre famille, mais pour l’État. Plus aucune hausse d’impôts n’est acceptable : l’urgence, c’est de les baisser pour tous les Français, seule manière de relancer la production. Pour cela, la baisse des dépenses est la seule issue, la mère des batailles, la condition sine qua non de l’augmentation du pouvoir d’achat.

« Le budget est la traduction la plus concrète de choix politiques »

Je propose, en urgence, 80 milliards d’euros d’économies, réalisables immédiatement. Et ce n’est qu’un début. Quinze milliards économisés en supprimant l’aide au développement, 8 à 12 milliards en supprimant des agences comme l’Anah et l’Ademe, 8 milliards en supprimant la politique de la ville, 8 milliards en arrêtant le soutien public aux énergies renouvelables, 4 milliards en privatisant l’audiovisuel public, etc.

Vous proposez aussi la fin des aides non contributives pour les étrangers.

Absolument. Les réserver totalement aux Français permettrait une économie de 15 à 20 milliards d’euros. Et cette question dépasse l’enjeu budgétaire. Même ceux qui sont moins fermes que nous en matière migratoire devraient approuver, car ces aides agissent comme une pompe aspirante pour les étrangers les plus enclins à l’assistanat, tandis que notre fiscalité agit comme un repoussoir pour ceux qui sont intéressés par le travail. Résultat ? La France se vide par le haut et se remplit par le bas. Il faut rompre avec cette logique.

Vous voulez notamment supprimer totalement les droits de succession…

Tout à fait. Si la transmission est impossible, il n’y a plus aucun désir de prospérité. Sans la liberté de transmettre à nos enfants ce que l’on a gagné, la richesse n’a plus aucun sens, elle devient pure vanité. Par ailleurs, nos impôts de succession, d’un niveau confiscatoire unique en Europe, ont fait des ravages dans notre tissu économique. Souvent, les enfants sont condamnés à vendre l’entreprise familiale au lieu de la développer. Combien d’empires industriels tués dans l’œuf par notre fiscalité ?

Derrière les mesures budgétaires, c’est un véritable projet politique que vous préparez ?

Absolument. Le budget, ce n’est pas un document technique qui ne concerne que le ministre du Budget : c’est la traduction la plus concrète de choix politiques. Chaque ligne de dépense dit une priorité, chaque impôt révèle une philosophie. Prenez le contre-budget de chaque opposition et vous saurez si chacune veut la lutte des classes, si elle aime l’innovation, si elle a une méthode, si elle est cohérente et rigoureuse.

La droite ne manque-t-elle pas, encore une fois, une opportunité pour mettre en œuvre ce programme ?

C’est évident ! LR et le RN ont eu, pendant un an, deux gouvernements entre les mains. Qu’en ont-ils fait ? Rien. Ils auraient pu exiger tant de choses ! Mais non, LR s’est contenté de négocier des postes au gouvernement et le RN des titres honorifiques au bureau de l’Assemblée. À l’inverse, le PS donne une triste leçon de réalisme politique : avec 69 députés, ils obtiennent des inflexions énormes (et catastrophiques). C’est à cela que j’avais appelé la droite il y a un an.

Sarah Knafo se dit favorable à une union des droites si elle permet de rompre avec le centrisme et de redresser la situation de la France.
Sarah Knafo se dit favorable à une union des droites si elle permet de rompre avec le centrisme et de redresser la situation de la France. © Maxime Cussac-Frappat

J’avais dit : « Utilisez la censure comme la dissuasion nucléaire pour obtenir des mesures concrètes. » C’est le PS qui l’a fait. Regardons devant : la droite dispose du nombre de voix nécessaire pour imposer ses choix. J’ai fait les comptes et proposé les mesures : la droite a les chiffres, aura-t-elle le courage ?

Plusieurs personnalités de droite comme Laurent Wauquiez et David Lisnard proposent de travailler avec vous, au pouvoir… Pour vous, ce serait « oui » ?

Si c’est pour vraiment renverser la table et sortir de ce centrisme déclinant sans plus tergiverser, alors évidemment, oui. Nous avons largement de quoi nous entendre sur un dénominateur commun. C’est l’intérêt de la France de réunir toutes les bonnes volontés pour redresser notre pays. L’union des droites est un moyen vers ce but.

Sommes-nous entrés dans une nouvelle ère dans laquelle, au fond, personne ne peut réellement exercer le pouvoir ?

Je ne pense pas. Le blocage politique est conjoncturel, lié aux conditions dans lesquelles Emmanuel Macron a été réélu : il a enjambé l’élection présidentielle, il n’a pas débattu, il n’a pas fait campagne, il n’avait pas de projet et a été élu par défaut contre Marine Le Pen. Résultat ? Il n’a pas de majorité. Or, on ne peut pas faire la loi sans majorité. Donc cela fait trois ans que nous sommes à l’arrêt.

« Le moment est venu d’aborder notre économie de manière positive, optimiste. Mais radicale, sans concession à l’idéologie ni au mensonge »

On entendrait une mouche voler ! Les gouvernements se succèdent, les ministres communiquent, mais le pays n’avance pas, au moment où il en aurait le plus besoin. Plus que jamais, notre peuple a besoin de trancher les grandes questions. Il faut rendre la parole au peuple, gouverner avec lui et pour lui.

Après tout, les Français ont voté, ont décidé cet état de fait, disent certains. Qu’en pensez-vous ?

C’est le logiciel des politiciens : les Français sont responsables de tout, donc ils doivent expier leurs fautes, se sacrifier, travailler pendant les jours fériés, être tondus par le fisc, accepter sans broncher. Non, ils ne sont pas responsables si des politiciens les ont trompés et leur ont menti. Ils n’avaient le choix qu’entre des socialistes de gauche et des socialistes de droite. Je ne veux pas inciter les Français à toujours plus de colère. Le pays est déjà au bord de l’explosion, inutile d’en rajouter. Au contraire, je dis aux Français : pas de panique, soyons méthodiques et on va y arriver.

À lire aussiSarah Knafo dénonce la prime de 12 000 € aux fonctionnaires de Seine-Saint-Denis

Cela peut même être beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Le moment est venu d’aborder notre économie de manière positive, optimiste. Mais radicale, sans concession à l’idéologie ni au mensonge. N’écoutez pas ceux qui vous disent qu’il faut faire encore et toujours des sacrifices. La seule chose à sacrifier, c’est l’absurdité du système français. Elle est effarante, mais on est libres d’éliminer les mauvaises idées, celles qui nous ruinent. La France a bien assez souffert. Elle n’a plus besoin qu’on la décrive, mais qu’on la dirige.

À l’international, la France semble avoir décroché. Comment retrouver la singularité française posée par le général de Gaulle qui admettait la limite de nos moyens mais parvenait malgré tout à peser ?

Les clés de la crédibilité extérieure sont des finances solides (ce fut la priorité du général de Gaulle), la sécurité intérieure (« tenir le territoire ») et la stabilité politique. Toutes conditions réunies dans les années 1960 et totalement absentes aujourd’hui. Macron nous parle toute la journée de « la voix de la France », alors que le corps de la France est malade. On ne peut pas être pris au sérieux quand tous nos voyants économiques sont au rouge, quand le Louvre se fait braquer, quand notre président obéit à la pression des banlieues, ou quand les vendeurs à la sauvette chassent la police devant la tour Eiffel. Renforçons notre armée, arrêtons avec le paternalisme de l’aide au développement, gardons ces moyens pour nous, rétablissons l’ordre dans la rue et dans les comptes pour que la France retrouve sa force. Ensuite, les autres écouteront ce que nous avons à dire.

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