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Charbon : record mondial en 2024, le grand retour du réel

23 décembre 2025 à 11:00
4 min de lecture
Charbon : record mondial en 2024, le grand retour du réel
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La transition énergétique mondiale n’est pas un long fleuve tranquille.
Derrière les discours climatiques, les chiffres bruts rappellent une réalité industrielle et stratégique implacable.

Une demande mondiale de charbon au plus haut, malgré la rhétorique verte

La demande mondiale de charbon a atteint un niveau historique de 8 805 millions de tonnes en 2024. Selon les projections, elle augmentera encore de 40 millions de tonnes en 2025, confirmant une tendance que beaucoup voulaient croire révolue.

Ces chiffres sont issus du rapport annuel sur le marché du charbon, publié le 17 décembre 2025 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Un document qui tranche nettement avec les discours politiques dominants sur la sortie rapide des énergies fossiles.

Le charbon demeure l’une des principales sources d’énergie au monde, indispensable à la production d’électricité, mais aussi à des secteurs clés comme le fer et l’acier, piliers de toute souveraineté industrielle. En clair : sans charbon, pas d’industrie lourde, pas de puissance économique.

L’AIE souligne que les conditions météorologiques, les prix des autres combustibles et, surtout, les décisions politiques nationales ont profondément influencé les trajectoires de consommation en 2025, souvent à contre-courant des engagements climatiques affichés.

Chine, Inde, États-Unis, Europe : des trajectoires radicalement divergentes

La Chine reste de loin le premier consommateur mondial de charbon, avec 4 953 millions de tonnes en 2025, soit 56 % de la consommation mondiale. Une stabilité apparente qui traduit surtout une stratégie assumée : sécuriser l’approvisionnement énergétique afin de soutenir la croissance et la stabilité sociale.

En Inde, la situation est plus contrastée. Une mousson précoce et abondante a réduit la demande d’électricité et stimulé l’hydroélectricité. Résultat : une baisse de 1,2 % de la consommation en 2025, soit –16 millions de tonnes, pour atteindre 1 297 Mt. Mais cette inflexion reste conjoncturelle.

À l’inverse, les États-Unis enregistrent une hausse de 8 % de leur consommation de charbon en 2025. La raison est claire : la flambée des prix du gaz naturel et le ralentissement des fermetures de centrales, encouragé par un soutien politique fédéral assumé. Sur quinze ans, la tendance reste néanmoins à la baisse, avec –6 % par an en moyenne.

Dans l’Union européenne, la réalité énergétique a rattrapé l’idéologie. La faiblesse de la production hydroélectrique et éolienne au premier semestre 2025 a entraîné un recours accru au charbon pour produire de l’électricité. La baisse de la demande ne serait que de 2 % en 2025, bien loin des reculs spectaculaires annoncés les années précédentes.

D’ici 2030, un déclin lent, inégal et politiquement explosif

Selon l’AIE, la demande mondiale de charbon devrait se stabiliser dans les prochaines années, avant un déclin très progressif jusqu’en 2030. À cet horizon, la consommation mondiale ne baisserait que de 3 % par rapport à 2025, repassant simplement sous son niveau de 2023.

La plus forte croissance future viendra de l’Inde, avec +3 % par an en moyenne jusqu’en 2030, soit plus de 200 millions de tonnes supplémentaires. Une trajectoire assumée par New Delhi, qui privilégie l’accès à l’énergie et le développement économique à toute autre considération.

Aux États-Unis, la demande devrait reculer de 6 % par an en moyenne, sous l’effet du développement des énergies renouvelables et de la poursuite des fermetures de centrales, mais à un rythme plus lent que prévu.

Dans l’Union européenne, les objectifs du Pacte vert imposent une sortie progressive du charbon. Depuis 2015, six États membres ont déjà abandonné cette source d’énergie. En 2025, l’Irlande et la Slovaquie ont officiellement tourné la page.

Après 2025, huit pays, dont la France, le Danemark et la Grèce, prévoient une sortie d’ici 2030. Sept autres, dont l’Allemagne, visent une échéance postérieure.

La Pologne, elle, refuse toute date officielle de sortie et assume la poursuite de l’exploitation minière jusqu’en 2049. Un choix souverain, dicté par la sécurité énergétique et la réalité industrielle, loin des injonctions morales.

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