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La télé publique calédonienne perd pied ?

25 juin 2025 à 15:00
5 min de lecture
La télé publique calédonienne perd pied ?
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La télévision d’État locale dérive-t-elle vers l’idéologie woke ? De plus en plus de voix dénoncent un militantisme déguisé. Longtemps accusée de pencher vers l’indépendantisme, la télévision publique calédonienne semble désormais embourbée dans un autre travers : le wokisme. Une idéologie venue des États-Unis, obsédée par les discriminations et la “déconstruction”, qui trouve aujourd’hui un terrain d’expression sans filtre dans les programmes locaux. Mâle blanc hétérosexuel caricaturé, minorités surexposées, contenu idéologique assumé : le service public semble avoir choisi son camp. Et ce choix, de plus en plus de Calédoniens le contestent.

Wokisme à l’antenne : le virage idéologique de la chaîne

La télévision d’État n’est pas pro-indépendantiste. Elle est surtout wokiste.

Le ton est donné. Pour cet auditeur des Coups de Gueule d'Océane FM, le problème n’est plus politique mais culturel. Derrière une façade inclusive, la chaîne calédonienne relayerait une idéologie sectaire.

Le concept de wokisme, popularisé par les universités américaines, désignait au départ une vigilance face aux injustices. Mais il a viré à l’obsession identitaire.

Ce que les Woke détestent par-dessus tout, c’est le mâle blanc hétérosexuel

résume un intervenant sur la radio RRB. Et selon lui, cette obsession structure désormais la ligne éditoriale du service public.

Semaine des fiertés : le symbole d’une dérive militante

Le point de rupture ? La Semaine des fiertés. Programmation spéciale, intervenants communautaires, mise en avant de profils identitaires... jusqu’à la météo présentée par une influenceuse transgenre, présentée comme le point culminant.

C’est un mauvais exemple pour nos enfants

a dénoncé une auditrice, choquée par cette exposition à une heure de grande écoute. Elle refuse ce qu’elle considère comme « une normalisation forcée » d’un modèle de société qui, selon elle, n’a rien de neutre ni d’universel. La réaction a été immédiate : un tollé sur les réseaux, entre ceux qui défendent la liberté d’expression... et ceux qui réclament toujours plus de représentations communautaires.

Pour de nombreux téléspectateurs, c’est moins l’inclusion que le matraquage qui dérange. L’auditeur résume :

On ne célèbre plus la diversité, on impose une grille de lecture militante.

Loin de rassembler, la télévision publique divise, impose et exclut, estiment ses détracteurs.

Discrimination positive ou mise en vitrine ?

Mais ce qui irrite encore davantage, c’est l’usage assumé de la discrimination positive, cette stratégie qui consiste à favoriser certaines minorités sous-représentées au nom d’un rééquilibrage historique. En clair : on ne choisit plus les intervenants pour leurs compétences ou leur neutralité, mais pour leur différence.

Et cette différence devient le cœur du message, au point d’instrumentaliser les profils “hors normes”. Une mise en scène que certains jugent spectaculaire, voire dégradante.

On finit par transformer ces personnalités en bêtes de foire

grince un enseignant calédonien contacté en réaction.

Ce n’est plus de la représentation, c’est de l’exploitation médiatique.

Au lieu de refléter la société dans toute sa complexité, la chaîne semble forcer la visibilité de certaines identités au détriment de l’équilibre éditorial. Une dérive qui dessert autant les causes qu’elle prétend défendre qu’elle érode la confiance du public.

Partout dans le monde, le wokisme recule – sauf ici ?

Le paradoxe est frappant. Alors que le wokisme est contesté de plus en plus frontalement dans le monde, la Nouvelle-Calédonie semble aller à contre-courant. Donald Trump, en campagne, a promis de « déraciner l’idéologie woke dans les écoles et les médias ». En Italie, Giorgia Meloni défend un retour au bon sens. En Argentine, Javier Milei en fait un cheval de bataille. Même les géants du numérique comme Mark Zuckerberg prennent leurs distances, sous la pression des utilisateurs lassés.

Et sur le caillou ? Silence radio. Ou pire : promotion décomplexée.

Grâce à la télévision d’État, nous avons en Nouvelle-Calédonie les derniers des Wokistes

ironise un auditeur. Pour lui, le service public n’informe plus, il rééduque.

Un média financé par tous, au service d’une minorité ?

La question devient politique : à qui parle la télévision publique ? Et surtout : au nom de qui ? Car derrière ces choix éditoriaux se cache une évidence : les contribuables financent un média qui ne les représente plus. Un média qui caricature les repères traditionnels, valorise des minorités au détriment de la majorité silencieuse, et fait du militantisme une ligne de conduite.

La fracture est nette. Et elle ne fait que se creuser.

À force de se couper du réel, on finit par faire fuir le public

conclut l’enseigant. Le service public risque de se retrouver... sans public.

Le réveil face au wokisme est-il encore possible ?

Ce qui se joue ici dépasse une simple question de programmation. C’est la place de l’idéologie dans les médias publics qui est posée. Jusqu’à quand le téléspectateur calédonien devra-t-il subir ce matraquage ? Et surtout : où est passée la mission d’universalité que doit incarner un média d’État ?

Il est temps que la télévision publique rende des comptes. Car une chose est sûre : les Calédoniens ne veulent pas être les derniers cobayes d’un wokisme mondial en déclin.

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