Delphine Ernotte élude les questions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public

Devant les députés, la patronne du groupe audiovisuel public s’est livrée à un véritable exercice d’équilibriste. Sommée de s’expliquer sur les finances de France Télévisions et sur les accusations de biais idéologique, la dirigeante a multiplié les détours, laissant aux élus la promesse de réponses ultérieures... par écrit.

Des réponses… mais pas tout de suite
Sur la potentielle partialité du groupe audiovisuel public, Delphine Ernotte a d’abord montré patte blanche dans son propos introductif : « France Télévisions est un média financé par tous. Il doit donc s’adresser à tous, quels que soient son lieu de vie, ses opinions ou son niveau de revenus. Il s’agit, pour nous, d’une exigence absolue à laquelle nous veillons tout particulièrement », a-t-elle martelé. Pour rappel, cette commission d’enquête a été créée par les députés du groupe UDR d’Éric Ciotti dans la foulée de l’affaire Legrand-Cohen. Ces deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant en train de discuter de stratégie politique dans un restaurant avec deux de ses responsables. Le ton de la présidente de France TV s’est fait plus hésitant lorsque Charles Alloncle s’est mis à citer des programmes qualifiés par certains de « woke », en particulier sur le média numérique Slash. Invoquant la diversité de l’offre proposée – « cinq chaînes nationales, neuf chaînes radio » – Delphine Ernotte a affirmé, dans un sourire crispé, que même avec « la meilleure volonté du monde et la meilleure préparation », elle serait « incapable de répondre dans le détail » sur les 500 contenus problématiques sur Slash identifiés par le collectif citoyen « Touche pas à ma redevance ».Télécharger l'application Le Journal du Dimanche pour iPhone, iPad ou Android


