La Dépêche de NouméaLa Dépêche de Nouméa
NouméaChargement...
En direct
L'Actualité locale
Politique
Économie
Société
Coup de gueule
Journée mondiale

Aucun dossier disponible

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo
La Dépêche de Nouméa

Votre source d'information en Nouvelle-Calédonie. Actualités, politique, économie, sport et culture.

contact@ladepeche.nc
Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Rubriques

  • Actualité locale
  • Le Debrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • SudTV

Liens utiles

  • Météo
  • En Direct
  • Régie publicitaire

Abonnement

Recevez toutes les actualités chaque matin dans votre boite mail.

Suivez-nous

© 2026 La Dépêche de Nouméa

Mentions légalesConfidentialitéCookies
0%
AccueilAu delà du récif
Au delà du récif

Arrêts courts, abus longs : le malaise du travail au fenua

6 janvier 2026 à 11:00
4 min de lecture
Arrêts courts, abus longs : le malaise du travail au fenua
Partager
AAAA
Aa

Deux chiffres suffisent à planter le décor : 95 600 arrêts maladie délivrés en 2023, et déjà une centaine de plus en 2024.
Derrière ces volumes, une réalité sociale et économique qui interroge frontalement le monde du travail au fenua.

Des chiffres bruts qui posent question, sans réel pilotage public

En 2023, 95 600 arrêts maladie ont été délivrés en Polynésie française. En 2024, ce chiffre a encore progressé, même légèrement.
Rapportés aux 73 965 salariés enregistrés, cela représente 1,29 arrêt par salarié. Un ratio élevé, qui interpelle le patronat. Mais aussi les institutions.

Le problème majeur reste l’absence de données fines. Aucune statistique publique sur la durée moyenne des arrêts.
Aucune ventilation par motif médical. Aucune analyse par secteur d’activité.
Aucune évolution documentée sur plusieurs années.

Faute de pilotage, le débat se polarise. D’un côté, les employeurs dénoncent une dérive. De l’autre, certains acteurs médicaux appellent à la nuance. Entre les deux, la CPS peine à objectiver.

Dans ce flou, les arrêts courts cristallisent la colère. Ceux de moins de trois jours. Ceux correspondant aux jours de carence. Ceux intégralement à la charge des entreprises.

« Toujours les mêmes salariés » : le patronat dénonce des abus répétés

Pour les représentants patronaux, le constat est clair. Les abus existent, et ils sont identifiés.

Christophe Plée, président de la CPME, ne mâche pas ses mots. Il évoque des arrêts stratégiques, calés sur les ponts.
Les veilles de jours fériés. Les événements sportifs. Les concerts.

Selon lui, les mêmes salariés reviennent systématiquement. Avec des certificats de courte durée. Sans contrôle immédiat. Sans sanction réelle.

Le coût devient, selon ses termes, « intenable ». Pour les petites entreprises. Pour les artisans. Pour les employeurs déjà fragilisés par les charges.

Il interpelle directement la CPS. Demande un simple travail de comptage. Une analyse par médecin prescripteur. Un suivi individualisé.

Sa revendication est claire : le conventionnement des médecins doit être réexaminé.
Non pour stigmatiser une profession. Mais pour identifier les dérives manifestes.

Médecins, management et organisation : une réalité multifactorielle

Du côté des professionnels de santé, le discours est plus nuancé. Oui, il existe probablement de gros prescripteurs. Oui, certains comportements peuvent poser question.

Pour les syndicats du secteur médical, les arrêts maladie ne tombent pas du ciel : ils reflètent aussi des réalités de terrain.

Mauvais management. Organisation défaillante. Pression excessive. Conditions de travail dégradées.

Certaines entreprises concentrent plus d’arrêts que d’autres. Comme certains médecins prescrivent plus que la moyenne.
La situation est donc multifactorielle.

D’où l'appel au dialogue. À l’échange entre acteurs. À une approche rationnelle. Fondée sur des données objectives.

Contre-visites médicales : l’outil privé qui bouscule le système

C’est dans ce contexte tendu qu’arrive Medical Partner Control en Polynésie. Une société calédonienne spécialisée dans la contre-visite médicale.

Sur le Caillou, ses chiffres frappent. 2 000 contrôles réalisés en 2025. 47 % des arrêts jugés non indemnisables au moment du contrôle.

Un chiffre qui fait l’effet d’une bombe. Mais que la société tient à préciser.

Il ne s’agit pas d’annuler un arrêt prescrit. Ni de remettre en cause le médecin. Mais d’évaluer l’état du salarié au jour du contrôle.

Si l’état de santé ne justifie plus l’arrêt. Ou si l’arrêt n’est pas respecté. Alors l’indemnisation peut être suspendue.

L’objectif est organisationnel. Savoir si le salarié va reprendre. Anticiper la réorganisation des équipes.
Gérer les contraintes du travail de nuit ou en 3x8.

Coût, responsabilité et angle mort de la CPS

Ces contre-visites privées viendraient compléter Les 1 300 contrôles effectués par la CPS en 2024.

Mais le service a un prix. Entre 22 000 et 45 000 Fcfp par intervention. Un coût jugé excessif par les entreprises.

Christophe Plée s’y oppose fermement. Faire contrôler un arrêt. Pour un montant parfois supérieur au coût de l’arrêt lui-même. Lui paraît absurde.

Pour lui, la solution est claire. La CPS doit assumer son rôle. Renforcer ses vérifications. Mieux cibler.
Mieux collecter les données.

Car l’enjeu est massif. Les arrêts maladie coûteraient environ 5 milliards de Fcfp par an à la CPS.
Un poids financier considérable. Pour un système déjà sous tension.

En Nouvelle-Calédonie, 12 % des arrêts non indemnisables seraient frauduleux, selon Medical Partner Control.
Un ordre de grandeur qui alimente les inquiétudes locales.

#abus arrêts maladie#CPS Polynésie#arrêts maladie Polynésie française#Medical Partner Control#contre-visite médicale#coût arrêts maladie entreprises#CPME Polynésie
Retour a l'accueil

Newsletter

Recevez les derniers articles par email.

INFOS
Fiji Airways relance sa ligne vers Nouméa•Nouméa : gestion explosive en prison•Jusqu’à 80 % d’aides : l’opportunité à ne pas rater en 2026•Le jour où le régime chinois a tiré sur sa jeunesse•France : quand croire devient un risque•Tanéo 2026 : la fin des trajets trop chers ?•SONDAGE – Face aux casseurs, 85 % des Français approuvent la reconnaissance faciale•la Russie renforce discrètement son influence à Vanuatu•Mapou part seul : coup de poker en province Sud•Une simple maintenance qui fragilise toute la Grande Terre•Fiji Airways relance sa ligne vers Nouméa•Nouméa : gestion explosive en prison•Jusqu’à 80 % d’aides : l’opportunité à ne pas rater en 2026•Le jour où le régime chinois a tiré sur sa jeunesse•France : quand croire devient un risque•Tanéo 2026 : la fin des trajets trop chers ?•SONDAGE – Face aux casseurs, 85 % des Français approuvent la reconnaissance faciale•la Russie renforce discrètement son influence à Vanuatu•Mapou part seul : coup de poker en province Sud•Une simple maintenance qui fragilise toute la Grande Terre•
--:--

En Direct

1/2
16:00

Fiji Airways relance sa ligne vers Nouméa

L'actualité locale

15:00

Nouméa : gestion explosive en prison

L'actualité locale

13:00

Jusqu’à 80 % d’aides : l’opportunité à ne pas rater en 2026

L'actualité locale

12:00

Le jour où le régime chinois a tiré sur sa jeunesse

Mémoire

11:00

France : quand croire devient un risque

Au delà du récif

Voir tout le fil d'actualité

Continuer la lecture

Au delà du récif

France : quand croire devient un risque

Deux constats s’imposent : la France reste profondément attachée à la liberté de culte, mais cette liberté est de plus en plus ciblée.Face à cette réalité,...

4 juin 2026
3 min
Au delà du récif

SONDAGE – Face aux casseurs, 85 % des Français approuvent la reconnaissance faciale

Après les émeutes qui ont suivi la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions, dans la nuit du 30 au 31 mai, un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le...

4 juin 2026
3 min
Au delà du récif

la Russie renforce discrètement son influence à Vanuatu

Deux ans après le retour des grandes rivalités de puissance dans le Pacifique, la Russie continue de développer discrètement son réseau diplomatique dans la...

4 juin 2026
3 min
L’Assemblée reprend la main avant l’Élysée

Article precedent

L’Assemblée reprend la main avant l’Élysée

Épiphanie : derrière la galette, une vérité chrétienne oubliée

Article suivant

Épiphanie : derrière la galette, une vérité chrétienne oubliée