La Dépêche de NouméaLa Dépêche de Nouméa
NouméaChargement...
En direct
L'Actualité locale
Politique
Économie
Société
Coup de gueule
Journée mondiale

Aucun dossier disponible

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo
La Dépêche de Nouméa

Votre source d'information en Nouvelle-Calédonie. Actualités, politique, économie, sport et culture.

contact@ladepeche.nc
Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Rubriques

  • Actualité locale
  • Le Debrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • SudTV

Liens utiles

  • Météo
  • En Direct
  • Régie publicitaire

Abonnement

Recevez toutes les actualités chaque matin dans votre boite mail.

Suivez-nous

© 2026 La Dépêche de Nouméa

Mentions légalesConfidentialitéCookies
0%
AccueilMémoire
Mémoire

Tempête du désert : quand l’Occident écrase Saddam Hussein

17 janvier 2026 à 12:00
4 min de lecture
Tempête du désert : quand l’Occident écrase Saddam Hussein
Partager
AAAA
Aa

Quand l’Occident décide de frapper, ce n’est jamais par hasard ni par improvisation.
Derrière les discours moralisateurs, la première guerre du Golfe révèle un basculement stratégique majeur.

Aux origines d’un conflit pétrolier et géopolitique majeur

La première guerre du Golfe ne surgit pas du néant. Elle s’inscrit dans la continuité directe de la guerre Iran-Irak, achevée en 1988, qui a laissé Bagdad exsangue, économiquement ruinée et politiquement isolée. Huit années de combats ont vidé les caisses irakiennes, tandis que le régime de Saddam Hussein s’est lourdement endetté auprès de ses voisins arabes.

Parmi eux, le Koweït occupe une place centrale. Au sortir du conflit, l’émirat augmente unilatéralement sa production de pétrole d’environ 20 %, rompant la discipline de l’OPEP. Résultat immédiat : les cours mondiaux s’effondrent, soulageant les économies occidentales mais asphyxiant l’Irak, dont les recettes pétrolières chutent brutalement.

À cela s’ajoute un contentieux financier majeur. Le Koweït refuse d’annuler une dette estimée à 15 milliards de dollars, contractée par Bagdad durant la guerre contre l’Iran, pourtant présenté à l’époque comme l’ennemi commun du monde arabe. Pour Saddam Hussein, l’humiliation est double : économique et politique.

Le dictateur irakien ravive alors un vieux contentieux historique, rappelant que le Koweït faisait partie de la province ottomane de Bassora avant d’être séparé par les Britanniques en 1932. Le 25 juillet 1990, il expose ses intentions à l’ambassadrice américaine à Bagdad. L’absence de réaction ferme, combinée au rappel public de l’absence d’accord de défense entre Washington et le Koweït, est interprétée comme un feu vert tacite.

Invasion du Koweït et bascule internationale

Le 2 août 1990, les troupes irakiennes envahissent le Koweït. L’opération est rapide, presque sans résistance militaire. Saddam Hussein pense pouvoir imposer un fait accompli régional. Il se trompe lourdement. Dès le jour même, le Conseil de sécurité de l’ONU exige le retrait irakien à une écrasante majorité.

Quelques jours plus tard, un blocus économique et financier total est imposé à l’Irak. Officiellement, il s’agit de défendre la souveraineté koweïtienne. Officieusement, l’enjeu est clair : empêcher l’Irak de contrôler une part décisive des réserves pétrolières mondiales, ce qui bouleverserait l’équilibre énergétique et stratégique global.

Dans le même temps, les États-Unis saisissent l’opportunité. L’effondrement de l’Union soviétique prive Moscou de toute capacité d’opposition sérieuse. Washington peut désormais agir sans contrepoids. Une coalition internationale se met en place, rassemblant des pays occidentaux et arabes, dont la France avec la division Daguet.

La phase défensive, baptisée Bouclier du désert, consiste à déployer massivement des forces en Arabie saoudite. Elle prépare méthodiquement l’offensive. L’Irak, enfermé dans une posture de défi, sous-estime la détermination occidentale et la supériorité technologique de ses adversaires.

Tempête du désert : la guerre éclair qui redéfinit l’ordre mondial

Le 17 janvier 1991, l’opération Tempête du désert est lancée. Elle débute par une campagne aérienne d’une intensité inédite, visant à neutraliser les infrastructures militaires irakiennes, les centres de commandement et les capacités de défense aérienne. Les frappes touchent à la fois le Koweït occupé et le territoire irakien.

Près de 600 000 soldats sont mobilisés de chaque côté. La coalition impose sa maîtrise du ciel, de la mer et de l’information. Les forces irakiennes répliquent, mais sans parvenir à inverser le rapport de force. Les marines occidentales sécurisent le Golfe, garantissant la liberté de navigation et l’approvisionnement énergétique.

Fin février, la phase terrestre est déclenchée sous le nom d’opération Sabre du désert. Les blindés franchissent la frontière koweïtienne, contournent les positions irakiennes et provoquent un effondrement rapide du dispositif adverse. L’armée irakienne bat en retraite dans la désorganisation.

Le 26 février 1991, Saddam Hussein ordonne une politique de terre brûlée. Les puits de pétrole koweïtiens sont incendiés, provoquant une catastrophe environnementale majeure. Deux jours plus tard, le 28 février, les États-Unis annoncent un cessez-le-feu. En quelques semaines, l’Irak a été militairement écrasé.

Cette guerre marque un tournant historique. Elle consacre la suprématie militaire américaine, l’entrée dans une ère de conflits à haute technologie et l’installation durable de bases occidentales au cœur du golfe Persique. Loin des slogans humanitaires, Tempête du désert s’impose comme une guerre de puissance, assumée et méthodiquement conduite.

#invasion du Koweït#Tempête du désert#division Daguet#pétrole#guerre du Golfe 1991#Saddam Hussein#armée américaine#Moyen-Orient#coalition internationale#ONU
Retour a l'accueil

Newsletter

Recevez les derniers articles par email.

INFOS
France–Vanuatu : quatre années de coopération renforcée et de nouveaux projets à venir•Sarah Knafo annonce « Le Casse du siècle », une enquête sur les rouages du système•Le Nord de Dumbéa relancé•Mer de Chine méridionale : les Philippines organisent des exercices avec les États-Unis et le Japon•À Maré, élèves et gendarmes frappent fort contre les dangers•«L'empire Bernard Arnault» : la réponse cinglante du PDG de LVMH à l'enquête du Monde•Cette tradition des JO est née à Amsterdam•Eau en danger : la Nouvelle-Calédonie réagit enfin•Macron lance le Davos du cinéma•Crise à Belep : la réponse musclée de l’État•France–Vanuatu : quatre années de coopération renforcée et de nouveaux projets à venir•Sarah Knafo annonce « Le Casse du siècle », une enquête sur les rouages du système•Le Nord de Dumbéa relancé•Mer de Chine méridionale : les Philippines organisent des exercices avec les États-Unis et le Japon•À Maré, élèves et gendarmes frappent fort contre les dangers•«L'empire Bernard Arnault» : la réponse cinglante du PDG de LVMH à l'enquête du Monde•Cette tradition des JO est née à Amsterdam•Eau en danger : la Nouvelle-Calédonie réagit enfin•Macron lance le Davos du cinéma•Crise à Belep : la réponse musclée de l’État•
--:--

En Direct

1/2
19:00

France–Vanuatu : quatre années de coopération renforcée et de nouveaux projets à venir

Au delà du récif

17:00

Sarah Knafo annonce « Le Casse du siècle », une enquête sur les rouages du système

Au delà du récif

16:00

Le Nord de Dumbéa relancé

L'actualité locale

15:00

Mer de Chine méridionale : les Philippines organisent des exercices avec les États-Unis et le Japon

Au delà du récif

14:00

À Maré, élèves et gendarmes frappent fort contre les dangers

L'actualité locale

Voir tout le fil d'actualité

Continuer la lecture

Mémoire

Cette tradition des JO est née à Amsterdam

Deux idées nées en 1928 continuent de rythmer chaque cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.À Amsterdam, une tradition universelle voit le jour et façonne...

28 juillet 2026
4 min
Mémoire

Le jour où la France a écrasé l'Europe

Deux armées s'affrontent, mais c'est bien plus qu'une bataille qui se joue ce 27 juillet 1214. À Bouvines, la France affirme durablement son autorité et pose...

27 juillet 2026
6 min
Mémoire

Dans cette église, la France a basculé

Dix ans après, la France se souvient du père Jacques Hamel, victime du terrorisme islamiste.Une église, un prêtre assassiné, une nation marquée : l’hommage...

26 juillet 2026
4 min
Province Sud : le permis de chasser passe à l’ère du contrôle

Article precedent

Province Sud : le permis de chasser passe à l’ère du contrôle

Du rattrapage à la 5G : la stratégie qui paie

Article suivant

Du rattrapage à la 5G : la stratégie qui paie