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La couronne sous tension : pourquoi les scandales se répètent

10 décembre 2025 à 07:17
4 min de lecture
La couronne sous tension : pourquoi les scandales se répètent
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À chaque saison, la machine Miss France promet élégance, exemplarité et valeurs républicaines. Et chaque année désormais, elle se heurte à une réalité bien plus rugueuse : polémiques, vidéos fuitées, règlements de comptes et tempêtes médiatiques. La destitution, ce 9 décembre 2025, de Julie Zitouni (Miss Provence 2025) et Ainhoa Lahiette (Miss Aquitaine 2025) en est le dernier épisode. Une sanction lourde, justifiée par une vidéo où les deux candidates tiennent des propos injurieux envers d’autres concurrentes. Les comités régionaux parlent d’un acte « en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre ».

Mais derrière ce communiqué impeccablement calibré, une question revient : pourquoi Miss France est-il devenu un terrain miné où chaque couronne semble peser plus lourd que jamais ?

Une nouvelle affaire qui illustre un malaise ancien

Les comités Provence–Côte d’Azur et Aquitaine affirment avoir pris « une décision lourde de conséquences mais nécessaire ». Une phrase qui sonne comme un aveu : le système est débordé. D’autant que, les candidates avaient présenté des excuses publiques. Mais cela n’a pas suffi.

La gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre

Ce n’est pas la première fois que Miss France est rattrapé par une génération hyperconnectée, où chaque geste devient une bombe potentielle. Déjà en 2020, une polémique avait éclaté autour de photos privées d’Anaëlle Guimbi (Miss Guadeloupe), écartée pour des clichés à visée artistique destinés à une campagne contre le cancer. La décision avait mis le feu aux poudres : rigidité du règlement, incohérences, jugement moral déconnecté de son époque.

En 2023, c’est une ancienne vidéo de Miss Centre-Val-de-Loire qui avait suscité un tollé, propulsant les réseaux sociaux dans une frénésie accusatoire. Chaque fois, le même schéma : fuite, indignation, enquête interne… et un cérémonial de justification.

Un concours miné par la culture du buzz et de l’hyper-médiatisation

Dans cette nouvelle affaire, deux éléments frappent. D’abord, la violence en ligne, que les comités dénoncent comme un « déferlement de cyberharcèlement ». Une phrase qui, en creux, révèle l’impuissance d’organisation face aux meutes numériques.

Ensuite, la connaissance parfaite qu’ont les jeunes candidates de l’impact d’une vidéo virale. Comment imaginer que, dans les coulisses d’un concours aussi surveillé, une caméra puisse encore surprendre quelqu’un ?

Le vrai problème, c’est que Miss France reste coincé dans un modèle où les jeunes femmes doivent représenter à la fois une région, une morale, une France idéale… tout en évoluant dans une époque où la moindre erreur devient un scandale national.

Une contradiction flagrante. D’une part, on demande à des candidates de 18 à 24 ans d’être irréprochables. D’autre part, elles vivent dans un monde où l’instantané, le clash, la dérision et le faux pas permanent dominent.

En 2024, l’affaire Miss Nord-Pas-de-Calais en avait déjà été l’illustration : des extraits de conversations privées sortent, les réseaux s’enflamment, les comités hésitent… et l’image du concours prend encore un coup.

Miss France peut-il encore tenir son rôle moral ?

Le rôle d’une Miss :

être un visage de sérieux, de respect et de responsabilité, notamment auprès des jeunes femmes

Un idéal noble… mais devenu presque impossible à tenir. La société change plus vite que Miss France. Les réseaux imposent leurs codes. La transparence totale devient une exigence. Le concours, lui, reste arrimé à une vision très XXᵉ siècle de la vertu féminine.

À force, une question s’impose : peut-on encore demander une perfection morale à des ambassadrices de 20 ans, scrutées 24h/24 sur des plateformes où l’erreur est un produit d’appel ?

Les polémiques répétées disent oui : Miss France veut s’accrocher à son rôle moral. La réalité dit non : ce rôle n’est plus tenable dans ces conditions.

La destitution de Miss Provence et Miss Aquitaine 2025 n’est pas seulement une sanction disciplinaire : c’est un symptôme. Celui d’un concours pris entre deux mondes :

  • l’ancien, où l’on exige un comportement impeccable,
  • le nouveau, où tout déborde, circule et s’amplifie.

Si Miss France veut survivre sans devenir une usine à polémiques, il devra redéfinir ses règles, ses attentes et son rapport à la modernité. Sinon, chaque édition continuera de ressembler à un concours… de crises.

#réseaux sociaux#concours beauté#Miss Provence#scandales miss#destitution miss#polémiques#Miss France
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