«Notre ennemi s’appelle Elon Musk» : Raphaël Glucksmann s'en prend au patron de X

Lors de son meeting aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a repris la formule de François Hollande pour viser Elon Musk. Il l'accuse de menacer les démocraties européennes via les réseaux sociaux, les algorithmes et la captation des données personnelles.
Quentin Gérard 14/06/2026

Raphaël Glucksmann et Elon Musk. AFP / © Simon Wohlfahrt / Andrew Harnik
Comme un air de déjà-vu. Lors de son rassemblement aux docks d’Aubervilliers ce samedi, Raphaël Glucksmann a tenu un discours offensif contre Elon Musk en détournant la fameuse formule de François Hollande : « Mon adversaire, c’est la finance ». Le presque candidat à l’Élysée l’a repris à sa sauce : « Notre ennemi a un visage et il a même un nom, il s’appelle Elon Musk ! »
Le cœur de son intervention vise directement le modèle économique et politique des géants du numérique. « Les grandes plateformes numériques américaines et chinoises sont du fentanyl », a-t-il lancé. Selon lui, les réseaux sociaux et autres algorithmes transforment les individus en ressources exploitables : « Il (Elon Musk, NDLR) fait de nos vies, de nos données personnelles, de nos colères, de nos angoisses, de nos rêves, de nos désirs… La matière première de son expansion sans limite. »
Ces algorithmes asservissent nos consciences et elles ébranlent nos démocraties
Raphaël Glucksmann a ensuite insisté sur les effets politiques et démocratiques de ces technologies. Il a affirmé que « ces algorithmes asservissent nos consciences et elles ébranlent nos démocraties ». Et d’ajouter qu’« ils bousillent le cerveau de nos enfants » et que les responsables publics auraient trop longtemps laissé faire. Dans cette logique, il appelle à une réponse politique ferme, notamment contre TikTok : « Nous bannirons TikTok si la plateforme n’obéit pas aux règles européennes. »
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Il a également remis en cause l’attitude de responsables européens et français. Le co-patron du parti Place publique, proche du Parti socialiste, a notamment évoqué Emmanuel Macron et Thierry Breton, estimant que certains auraient fait preuve de « légèreté » face aux plateformes. Il a attaqué des personnalités politiques françaises comme Jordan Bardella, qu’il accuse d’une forme de complaisance envers ces acteurs technologiques, dans un contexte qu’il décrit comme une « servilité remarquable ».

