La Dépêche de NouméaLa Dépêche de Nouméa
NouméaChargement...
En direct
L'Actualité locale
Politique
Économie
Société
Coup de gueule
Journée mondiale

Aucun dossier disponible

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo

Chargement...

Nouméa

Accueil
PolitiqueÉconomieSociétéCoup de gueuleJournée mondiale

Aucun dossier

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo

Suivez-nous

La Dépêche de Nouméa

Votre source d'information en Nouvelle-Calédonie. Actualités, politique, économie, sport et culture.

contact@ladepeche.nc
Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Rubriques

  • Actualité locale
  • Le Debrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • SudTV

Liens utiles

  • Météo
  • En Direct
  • Régie publicitaire

Abonnement

Recevez toutes les actualités chaque matin dans votre boite mail.

Suivez-nous

© 2026 La Dépêche de Nouméa

Mentions légalesConfidentialitéCookies
0%
AccueilAu delà du récif
Au delà du récif

Budget 2026 : l’État-providence ou le communisme mental français

22 novembre 2025 à 09:05
5 min de lecture
Budget 2026 : l’État-providence ou le communisme mental français
Partager
AAAA
Aa
TRIBUNE. Entre psychodrames politiques et bricolages parlementaires, le budget 2026 s’enlise dans une confusion totale. Mais derrière ce spectacle se cache une réalité plus profonde : un État-providence devenu ingérable et sanctuarisé au point d’étouffer toute réforme, estime Yves Laisné*.
Yves Laisné 21/11/2025 
Les négociations budgétaires s’enlisent à l’Assemblée depuis des semaines.
Les négociations budgétaires s’enlisent à l’Assemblée depuis des semaines. SIPA / © Chang Martin

Depuis plus d’un mois, une fois refermé le psychodrame de la nomination-démission puis « re-nomination » de Sébastien Lecornu, les négociations budgétaires s’enlisent à l’Assemblée nationale. Un jour, le volet des recettes est rejeté ; le lendemain, ce sont les dépenses. Une seule chose est claire : ce budget, construit à coups d’amendements contradictoires et de postures politiques, est devenu illisible. Il sera inévitablement retouché, voire repris par ordonnances.

À lire aussi Budget 2026 : l’État serre la vis, les collectivités crient à l’injustice

On pourrait incriminer les députés, qui s’éparpillent en propositions plus dépensières les unes que les autres, aggravant la dette publique par réflexe démagogique. Mais la véritable responsabilité se situe ailleurs. En 2012, François Hollande désignait un adversaire sans visage, sans nom, sans parti : la finance. Treize ans plus tard, il faut dénoncer l’unique responsable de la gabegie actuelle : un État-providence devenu hors de contrôle, intouchable, hypertrophié, incapable de se reformer, détruisant toute tentative de redressement budgétaire.

Plutôt que d’exiger davantage de dépenses publiques, nous devrions d’abord reconnaître l’ampleur des protections déjà offertes

L’État-providence, dans sa forme actuelle en France et en Europe, est le produit de l’après-Seconde Guerre mondiale. Il a accompagné la reconstruction, soutenu la croissance, réduit les inégalités et consolidé les classes moyennes. Sanctuarisé, pour ne pas dire « déifié », au fil des décennies, il ne s’adapte plus aux réalités économiques, au vieillissement démographique de la population, au ralentissement de la productivité, à la transition écologique coûteuse et à une concurrence mondiale féroce.

Plutôt que d’exiger mécaniquement davantage de dépenses publiques, nous devrions d’abord reconnaître l’ampleur des protections déjà offertes et constater que ce modèle, en l’état, ne répond plus aux défis contemporains.

Fonction publique et sécurité sociale, deux talons d’Achille français

Schématiquement, l’État-providence prélève impôts et cotisations sur ceux qui travaillent pour redistribuer aux plus fragiles ou à ceux qui ne peuvent plus travailler. Le système, généreux, garantit aujourd’hui une solidarité étendue, au point d’inclure des citoyens peu enclins à participer au marché du travail. Cette redistribution repose sur deux piliers majeurs : le statut de la fonction publique et la sécurité sociale.

À lire aussi Bruno Retailleau : «le shérif revient» pour faire tomber le budget

Le statut de la fonction publique a donné naissance à un corps de fonctionnaires dense et stable, qui revendique régulièrement plus de moyens et exerce une influence notable sur la sphère politique et sociale. Pour donner un ordre de grandeur, la France comptait 1,5 million de fonctionnaires en 1945 pour 40 millions d’habitants, soit un fonctionnaire pour 27 habitants. En 2024, ce ratio est passé à environ un fonctionnaire pour 11 habitants, avec près de 6 millions d’agents.

La sécurité sociale, quant à elle, s’est progressivement éloignée de ses principes assurantiels initiaux. La collecte via l’Urssaf a dépassé 600 milliards d’euros en 2024, une somme considérable qui illustre l’ampleur de la dépense publique.

La France s’endette depuis près d’un demi-siècle pour financer le train de vie des Français

Ces deux piliers représentent aujourd’hui une charge financière bien trop importante pour l’État. Les élus politiques, plus guidés par la recherche de popularité et de résultats électoraux à court terme, ont privilégié la dette comme solution, plutôt qu’une révision structurelle des dépenses publiques. Ils coulent le navire France et tous les passagers à bord.

Affronter la réalité en face

À l’instar d’un ménage vivant au-dessus de ses moyens, la France s’endette depuis près d’un demi-siècle pour financer le train de vie des Français. Le Covid n’a été qu’un épisode ponctuel dans une trajectoire linéaire et structurelle.

Mais qui a réellement profité de cette dette ? Bien sûr, des handicapés, des personnes âgées, des malades. Mais aussi, et c’est là le paradoxe, l’écrasante majorité de la population, y compris ces épargnants vertueux que l’on prétend « spoliés » car ces mêmes épargnants ont largement bénéficié de prestations gratuites ou subventionnées : santé, école, transports, activités sportives, assistance sociale… Si le vrai prix de ces services avait été payé individuellement, leurs économies seraient tombées en fumée.

À lire aussi Fonction publique : les enfants gâtés de l’État Providence, un monde hors-sol qu’il faut ramener sur terre

En réalité, leurs économies sont en grande partie la contrepartie de prestations qu’ils ont reçues et dont le coût, depuis des décennies, a été financé par la dette. Alors, pour freiner cette folie, il ne suffit pas de critiquer les gouvernants. Il faut déconstruire l’État-providence, supprimer le statut de la fonction publique et soumettre les salariés de l’État au Code du travail. Il faut ensuite remplacer la sécurité sociale par des assurances concurrentes. Et surtout, mettre fin à l’absurde système de retraites par répartition pour passer à la capitalisation.

Seules de telles mesures radicales permettraient de réduire la dette et de protéger, enfin, les épargnants. Il faut en finir avec ce mythe national de l’État qui veille sur tout et tout le monde. Mais les Français sont-ils prêts à entendre cette inéluctable vérité ?

Télécharger l'application Le Journal du Dimanche pour iPhone, iPad ou Android

#assemblée nationale#Dette publique#budget 2026#État-providence#france#réformes#fonction publique#sécurité sociale#dépenses publiques#Yves Laisné
Retour a l'accueil

Newsletter

Recevez les derniers articles par email.

INFOS
Origin Cinéma 2026 : la culture en mouvement à Nouméa•Municipales à Nouméa : Philippe Dunoyer officialise sa candidature•Hémicycle sous tension : les dossiers explosifs•25 ans après, une Française reconquiert l’ISS•Cuboméduses : le lagon calédonien sous alerte rouge•Pourquoi le bleu-blanc-rouge s’est imposé au monde•Vous résiliez votre ligne ? Vous perdez Internet•Polynésie française : 2,4 tonnes de cocaïne interceptées en haute mer•L’école peut-elle vaincre le déterminisme social ?•UNC : un pilier stratégique pour la Nouvelle-Calédonie•Origin Cinéma 2026 : la culture en mouvement à Nouméa•Municipales à Nouméa : Philippe Dunoyer officialise sa candidature•Hémicycle sous tension : les dossiers explosifs•25 ans après, une Française reconquiert l’ISS•Cuboméduses : le lagon calédonien sous alerte rouge•Pourquoi le bleu-blanc-rouge s’est imposé au monde•Vous résiliez votre ligne ? Vous perdez Internet•Polynésie française : 2,4 tonnes de cocaïne interceptées en haute mer•L’école peut-elle vaincre le déterminisme social ?•UNC : un pilier stratégique pour la Nouvelle-Calédonie•
--:--

En Direct

1/2
17:00

Origin Cinéma 2026 : la culture en mouvement à Nouméa

L'actualité locale

15:38

Municipales à Nouméa : Philippe Dunoyer officialise sa candidature

L'actualité locale

15:05

Hémicycle sous tension : les dossiers explosifs

L'actualité locale

14:00

25 ans après, une Française reconquiert l’ISS

Au delà du récif

13:00

Cuboméduses : le lagon calédonien sous alerte rouge

L'actualité locale

Voir tout le fil d'actualité

Continuer la lecture

Au delà du récif

25 ans après, une Française reconquiert l’ISS

Elle s’est élancée vers les étoiles avec le drapeau tricolore dans le regard.Vingt-cinq ans après la dernière mission française, la France retrouve l’orbite.Un...

15 février 2026
4 min
Au delà du récif

Polynésie française : 2,4 tonnes de cocaïne interceptées en haute mer

La pression ne retombe pas dans le Pacifique. Jeudi 12 février 2026, un bâtiment de la Marine nationale, appuyé par un Falcon Gardian 200, a intercepté en...

15 février 2026
3 min
Au delà du récif

L’école peut-elle vaincre le déterminisme social ?

Deux millions d’élèves, des milliards investis, et une question simple : l’éducation prioritaire fonctionne-t-elle vraiment ?Une étude officielle du ministère...

15 février 2026
5 min
Nicolas Sarkozy : le livre choc écrit depuis la prison de la Santé

Article precedent

Nicolas Sarkozy : le livre choc écrit depuis la prison de la Santé

Numérique : le gouvernement passe à l’offensive totale

Article suivant

Numérique : le gouvernement passe à l’offensive totale