«Si Poutine était assassiné, l’Europe serait rayée de la carte» : les propos chocs d’un idéologue proche du Kremlin

Lors d’un entretien accordé à l’animateur américain Tucker Carlson, Sergueï Karaganov a brandi sans détour la menace nucléaire à l’encontre de l’Europe. Il a notamment évoqué cette option comme un moyen de dissuader toute menace directe visant Vladimir Poutine.

Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie parviendra à obtenir une défaite inconditionnelle de l’EuropeAbordant ensuite les perspectives de sortie du conflit en Ukraine, il a maintenu une ligne radicale. « Cette guerre ne se terminera que lorsque la Russie parviendra à obtenir une défaite inconditionnelle de l’Europe. Espérons-le, sans la détruire. Nous ne combattons pas l’Ukraine ou Zelensky, nous combattons à nouveau l’Europe, qui est la source de tous les maux dans l’histoire de l’humanité », a-t-il affirmé. Dans sa vision du monde, l’Europe se présente comme un continent fondamentalement belliqueux, responsable des grands drames du XXᵉ siècle. « L’Europe nous a envahis à plusieurs reprises lors des deux guerres mondiales. Malgré leurs défaites, ils poussent encore pour une guerre. L’Europe a entraîné les États-Unis dans leurs guerres », a-t-il accusé. L’idéologue est allé plus loin encore, élargissant son réquisitoire aux fondements mêmes de la civilisation européenne. Quant à une issue diplomatique au conflit ukrainien, Sergueï Karaganov se montre pessimiste. La paix reste hors de portée « tant que les élites européennes continuent de vouloir poursuivre la confrontation », assure-t-il. Il réfléchit toutefois à l’armistice « offert par Donald Trump », sans en commenter les contours ni la faisabilité.
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