Je me réveille et le chaos politique continue

Je regarde l’actu.
Je me dis que ça va avancer.
Spoiler : non.
À l’Assemblée, ça commence.
11 h.
Tout le monde est là.
Et là… boom.
Motion de rejet.
Direct.
Sans échauffement.
Emmanuel Tjibaou prend la parole.
15 minutes.
Il démonte l’accord.
Pas de souveraineté.
Pas de respect.
Pas question.
En face, ça tente de répondre.
Naïma Moutchou parle.
Elle se fait huer.
Insulter.
Ambiance électrique.
Le rapporteur insiste.
Il parle de compromis.
De texte novateur.
Personne n’écoute vraiment.
La gauche dit non.
LFI dit non.
Le RN dit non aussi.
Mais pas pour les mêmes raisons.
C’est ça qui est beau.
Tout le monde est divisé.
Sauf pour une chose :
dire non.
Nicolas Metzdorf tente un dernier truc.
Il parle de légitimité.
Des Calédoniens.
Du droit de décider.
Il demande un vote.
Un vrai.
Ça ne prend pas.
Résultat : 190 contre 107.
C’est plié.
Même pas débattu.
Juste rejeté.
Je me dis que c’est violent.
Mais surtout rapide.
Très rapide.
Sébastien Lecornu parle de mépris.
Il veut réunir tout le monde.
Encore une réunion.
Encore des discussions.
Donc en gros :
on avait un accord.
On l’a rejeté.
Et maintenant… on va en chercher un autre.
Logique.
Des experts expliquent.
Trois options.
Aucune simple.
Aucune rapide.
Et surtout… aucune avant les provinciales.
Donc blocage.
Total.
Pendant ce temps-là…
Le Betico redémarre.
Enfin.
Mais à moitié.
Trois moteurs.
On improvise.
Un procès pour agressions sexuelles.
Et là… surprise.
Pas la bonne juridiction.
On renvoie.
On recommence.
Depuis le début.
Encore.
Le chocolat local se développe.
Petite bonne nouvelle.
Ça change.
Dans le Pacifique,
120 000 tonnes de déchets nucléaires fissurent dans un lagon.
Normal.
Et les moustiques ?
Toujours là.
Toujours plus efficaces que nous.
Je regarde tout ça.
Je vois des débats bloqués.
Des décisions reportées.
Des problèmes qui traînent.
Et des solutions…
qui attendent.
Je me dis que tout le monde parle.
Beaucoup.
Mais que personne ne tranche.
Jamais.
Bref.

