Je me réveille… et le bruit a tué

Je me suis réveillé.
J’ai regardé l’actu.
J’aurais peut-être pas dû.
À Koumac, un homme est mort.
Pas un règlement de comptes.
Pas une arme.
Juste… du bruit.
Une musique trop forte.
Des voisins énervés.
Une bagarre.
Des pots de fleurs.
Des barres de fer.
Des cailloux.
Et au milieu… un père.
44 ans.
Qui tombe.
Qui se relève.
Qui retombe.
Crise cardiaque.
Fin de l’histoire.
Ou presque.
L’enquête continue.
Violences aggravées.
Témoins.
Responsabilités.
Mais au fond…
c’est parti d’une enceinte Bluetooth.
Pendant ce temps-là,
le gouvernement rassure.
Pas de pénurie de carburant.
Tout va bien.
Enfin… jusqu’en juillet.
Après, on verra.
Et en mai, ça augmente.
Mais c’est normal.
Décalage des prix.
Toujours un décalage.
Sauf quand je paie.
Politiquement,
ça discute encore.
Réunions.
Délégations.
Dates.
Corps électoral.
On avance par étapes.
Traduction :
on avance… doucement.
À Païta,
le nouveau maire s’active.
Sécurité.
Éclairage.
Routes.
Reconstructions.
Promesses.
Beaucoup de promesses.
Un rond-point rallumé.
Comme un symbole.
On rallume ce qu’on peut.
Air Calédonie,
elle, dépose le bilan.
Ça, c’est concret.
Moins de promesses.
Plus de réalité.
Et puis autour…
des festivals.
Des marchés.
Du sport.
La vie continue.
Normalement.
Moi, j’ai juste retenu
qu’un homme est mort
parce que quelqu’un
n’a pas baissé le son.
Et que tout le reste
fait un peu… bruit de fond.
Bref.

