Je me réveille, et le week-end a encore laissé des traces

Ce matin, l’ambiance n’avait rien d’un réveil tranquille.
Pendant que certains profitaient encore du week-end, la Calédonie ouvrait les yeux sur une série de nouvelles qui donnent surtout envie de souffler un grand coup.
À La Foa, une fête sur la plage a viré au drame. Une embrouille, de l’alcool, des insultes, deux pick-up qui débarquent, un couteau qui sort… et au bout, un jeune de 20 ans qui meurt dans la nuit. Un autre est blessé. L’auteur présumé, lui, a fini en garde à vue.
En gros, une soirée de départ qui s’est terminée à la morgue. Ambiance.
Et comme si ça ne suffisait pas, le week-end a aussi été marqué par le drame de Yaté.
Un père de 44 ans et sa fille de 14 ans ont perdu la vie en mer. Là encore, le rappel est brutal : le lagon, ce n’est pas une carte postale quand on le prend à la légère. Le centre de sauvetage a dû redire l’évidence : regarder la météo, connaître les lieux, avoir un moyen d’alerte, et parfois savoir renoncer. Oui, même en vacances. Surtout en vacances.
Et pendant qu’ici on enterre, qu’on pleure, qu’on alerte, ailleurs le monde continue sa petite folie habituelle.
Les États-Unis et l’Iran ont passé plus de vingt heures à discuter pour finalement ne pas s’entendre. Donc en résumé : beaucoup de diplomatie, beaucoup de tension, et toujours autant de raisons de regarder le détroit d’Ormuz avec les nerfs bien serrés.
Au milieu de tout ça, la semaine démarre quand même.
Les élèves sont en vacances, mais pas les élus. Le Congrès va siéger, les conseils municipaux vont reprendre, et Nicolas Metzdorf sera déjà sur les ondes pour commenter la séquence politique.
Autrement dit : même quand tout le monde dit qu’il faut souffler, ici, ça continue.
Bref.

