Je me réveille, urgence à l’hôpital… urgence en politique

Je me suis réveillé.
Et j’ai compris que la Calédonie essayait de retenir ses soignants pendant que le reste part en vrille.
Déjà, au Congrès, ils ont voté un truc pour revaloriser les personnels de santé.
Ancienneté mieux reconnue. Prime pour rester.
En gros, on dit enfin merci à ceux qui tiennent l’hôpital depuis des années pendant que tout le monde regarde ailleurs.
Les syndicats sont contents… mais prudents.
Parce qu’ils savent que le plus dur commence maintenant.
Dans la foulée, ils ont aussi remonté un peu le budget des hôpitaux.
2,45 %.
Pas énorme.
Mais après deux ans à zéro, ça ressemble presque à un luxe.
Sauf que derrière, le trou du système de santé, lui, continue de se creuser tranquillement.
Pendant ce temps-là, la réalité rattrape tout le monde.
Un rameur attaqué par un requin à Nouméa.
Gravement blessé.
Première fois qu’un type se fait attaquer sur une embarcation comme ça.
Résultat : interdiction des activités nautiques sur tout le littoral.
Et là, d’un coup, plus personne ne débat.
Parce que quand le réel frappe, il met tout le monde d’accord.
À côté de ça, on lance “Innovation NC”.
Une plateforme pour aider les porteurs de projets.
Un guichet unique.
Sur le papier, ça fait sérieux.
Dans la réalité, on espère juste que ça ne deviendra pas un guichet de plus.
Les entreprises, elles, regardent vers l’export.
Parce que le marché local est trop petit.
Donc maintenant, on explique aux Calédoniens comment aller réussir ailleurs.
Logique.
Et pour les jeunes, la Province Sud rappelle qu’il reste deux semaines pour demander les aides aux études.
Bourse, billet, installation.
À condition de partir.
Et de revenir un jour.
Bref, j’ai levé les yeux.
J’ai vu un territoire qui essaie de garder ses soignants, d’envoyer ses jeunes, d’exporter ses entreprises…
et de rester uni en se disputant.
Bref.

