Je me réveille… et la Calédonie tient encore sur un fil

Je me suis réveillé.
Et j’ai vu que le nickel essayait encore de tenir debout.
On parle de la SLN.
Un cap fixé à 2030 pour revenir à l’équilibre.
2030… soit demain dans les discours, mais une éternité dans la réalité.
En attendant, l’usine tourne à 80 %.
Pas faute de volonté.
Faute de moyens.
Faute d’infrastructures détruites depuis 2024.
Je me suis dit ok.
Donc on tient.
On espère.
On répare.
Et à côté, j’ai vu qu’on voulait transformer des montagnes de déchets en richesse.
Les scories de Doniambo.
Des décennies à empiler…
Et là, d’un coup, ça devient une opportunité économique.
Exporter du sable made in Calédonie.
Pourquoi pas.
Quand t’as plus beaucoup d’options, tu deviens créatif.
Au Rassemblement, ça parle d’unité.
Mais chacun veut la sienne.
Certains partent.
D’autres restent.
Et au final, personne ne tranche vraiment.
Je me suis dit :
même quand on est d’accord,
on trouve encore le moyen de ne pas l’être.
Et enfin, j’ai vu des grimpeurs.
Un seul mur encore debout.
Des bénévoles qui démontent, nettoient, remontent.
Pour continuer à grimper malgré tout.
Je me suis dit : en fait, tout le monde s’adapte.
Les entreprises.
Les jeunes.
Les bénévoles.
Sauf peut-être… ceux qui décident.
Bref.

