Je me réveille… et même la pluie n'a pas eu le dernier mot

Je me suis réveillé. J'ai regardé dehors. Et j'ai pensé à ceux qui, hier, avaient cassé 3 600 œufs sous la pluie en espérant que les gens viendraient quand même.
Ils sont venus.
À Dumbéa, la fête a failli ne pas avoir lieu. Le ciel a hésité, les bénévoles ont tranché : on réduit les quantités, on continue. À midi pile, l'omelette géante était là. Des familles aussi. Dont des gens venus de Wallis-et-Futuna. Première fois. Pas déçus. Pour les exposants en revanche, c'est une autre histoire — quatre fois moins de passage qu'en 2024, des pertes réelles, des stands qui ont perdu de l'argent malgré leur présence. La maire de Dumbéa promet de chercher des solutions avec la Province Sud. On verra.
Pendant ce temps, une famille de six était à la dérive entre Grande Terre et l'île des Pins. Pas de réseau, des creux de deux mètres cinquante, la nuit qui tombe. Le Guardian les a retrouvés au lever du jour. Un bateau de l'île des Pins leur a apporté de l'essence. Tout le monde est rentré. Le COSSC rappelle, une fois encore : ne pas prendre la mer sous bulletin météo spécial. Ce n'est pas une suggestion.
À Washington, Trump a failli ne pas finir son dîner. Un homme armé a tenté de forcer l'entrée de l'hôtel. Évacuation en quelques secondes, un agent touché mais protégé par son gilet, un suspect maîtrisé. Troisième incident en moins de deux ans. Le président appelle ça un loup solitaire. Le suspect comparaît aujourd'hui.
Et dans le lagon, bonne nouvelle pour une fois : la baignade est à nouveau autorisée à Nouméa à partir de ce matin. Fin de la campagne de prélèvement après l'attaque du 15 avril. On peut retourner à l'eau.
Me réveiller ce matin, c'est comprendre que la Calédonie tient souvent sur la ténacité de quelques bénévoles, quelques sauveteurs, quelques gens ordinaires qui font quand même.
Bref.

