Boulouparis : 15 000 visiteurs pour la fête du cerf

Deux jours de ferveur populaire, une brousse vivante et fière de ses traditions.
À Boulouparis, la Calédonie authentique a répondu présent, loin des discours déconnectés.
Une mobilisation populaire qui confirme l’attachement aux traditions
Il y a des événements qui parlent d’eux-mêmes. À Boulouparis, la 28e édition de la fête du cerf et de la crevette a rassemblé près de 15 000 visiteurs sur un week-end, preuve éclatante que la Calédonie des terroirs n’a rien perdu de sa vitalité.
Sur les deux jours, les allées de l’hippodrome n’ont pas désempli. Les familles, les passionnés et les curieux ont arpenté 140 stands, découvrant ou redécouvrant les richesses du territoire. Produits du terroir, spécialités locales, savoir-faire artisanal : tout ce qui fait l’identité calédonienne était au rendez-vous.
Dans un contexte souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cette affluence massive envoie un signal clair : la population reste profondément attachée à ses racines, à ses traditions et à son économie locale.
Loin des débats idéologiques, la réussite de cet événement démontre que la cohésion sociale passe aussi par ces moments de partage, où la culture brousse reprend toute sa place.
Un événement enrichi par des nouveautés et un village artisanal
Cette 28e édition n’a pas seulement confirmé son succès, elle a aussi su se renouveler. Parmi les nouveautés marquantes, la mise en place d’un village artisanal a permis de valoriser davantage les créateurs locaux.
Les visiteurs ont ainsi pu découvrir une diversité d’objets et de productions mettant en avant le travail manuel, l’authenticité et l’identité calédonienne. Une initiative saluée, qui renforce le lien entre tradition et modernité.
Les animations, elles aussi, ont contribué à maintenir une ambiance festive tout au long du week-end. Entre démonstrations, rencontres et échanges, la fête a pleinement joué son rôle de vitrine du dynamisme local.
Ce type d’événement rappelle une réalité souvent ignorée : l’économie locale repose aussi sur ces circuits courts, sur ces artisans et producteurs qui font vivre le territoire au quotidien.
À l’heure où certains prônent des modèles déconnectés du terrain, Boulouparis démontre que la valorisation du local reste une réponse concrète et efficace.
Le rodéo, cœur battant de la fête et hommage à Rolland Moisson
Mais le véritable temps fort de la manifestation reste, sans surprise, le premier rodéo de l’année en Nouvelle-Calédonie. Un rendez-vous incontournable, profondément ancré dans la culture brousse.
Cette année, l’émotion était particulièrement forte. Le rodéo a débuté par un hommage à Rolland Moisson, figure respectée du milieu. Une plaque gravée a été dévoilée en sa mémoire, et le carré porte désormais son nom.
Un moment solennel, chargé de symboles, auquel son frère, Kévin Moisson, a pris part avec dignité. La transmission, le respect et la mémoire étaient au cœur de cette cérémonie.
Après cet hommage, les cow-boys ont pris le relais pour offrir un spectacle à la hauteur de l’événement. Dans l’arène, l’engagement était total, avec une volonté partagée de rendre hommage à celui qui a marqué la discipline.
Côté résultats, Frédéric Komorniki s’est imposé en monte sur chevaux, tandis que Gérard Sébastien, représentant de l’ARJB, a remporté la monte sur taureaux.
Organisé par l’Union des associations de rodéo de Nouvelle-Calédonie, ce moment fort confirme que le rodéo reste un pilier culturel, sportif et identitaire du territoire.
La fête s’est officiellement achevée à 16 h sur l’hippodrome de Boulouparis, refermant une édition unanimement saluée.
Les organisateurs peuvent se féliciter d’un succès complet, tant sur le plan populaire que culturel.
D’ores et déjà, les regards sont tournés vers 2027.
La 29e édition s’annonce comme un nouveau temps fort pour cette Calédonie enracinée, fière de ses traditions et résolument tournée vers l’avenir.

