Je me réveille… et la Calédonie avance avec un extincteur à la main

Je me réveille. Week-end terminé.
Et j’ai comme un mélange bizarre dans la tête.
15 000 personnes à Boulouparis.
La fête du cerf et de la crevette.
Du monde. Du sourire.
Un rodéo. Des stands.
Et un hommage à Roland Moisson qui a marqué tout le monde.
Je me dis : ça, c’est le pays qu’on aime.
Puis je regarde un peu plus loin.
Un dépotoir qui brûle à Pouembout.
Depuis deux jours.
Le feu tient. Les pompiers aussi.
Et derrière… Une piste de malveillance.
Je me dis : ça aussi, c’est le pays.
Je continue. À Bourail, un monument aux morts dégradé.
Des gerbes du 8 mai saccagées. Là, même le respect des morts prend un coup.
Je regarde la semaine qui arrive. 13 mai. Deux ans après les émeutes.
Je regarde la politique. Le Palika se réunit à Voh.
Stratégie. Provinciales. Avenir. Mais rien ne sort.
Silence radio.
Pendant ce temps, en France, Gabriel Attal et Édouard Philippe discutent déjà de 2027.
Pour éviter un duel entre extrêmes.
Chacun prépare son match. Même quand le pays doute.
Je regarde ailleurs. Un navire bloqué pendant des semaines à cause d’un virus.
Débarquement sous protocole militaire.
Zéro contact. Le monde continue de tourner…
Mais pas forcément rond.
Au final…
Un week-end entre fête et tensions.
Entre hommage et dégradation.
Entre mémoire et inquiétude.
Et cette impression qui revient.
Tout tient encore. Mais tout est fragile.
Bref.

