Je me réveille… et la Calédonie repart en campagne

Le Congrès va être convoqué lundi.
Le Sénat enchaîne derrière.
Et Paris veut boucler le dossier avant même qu’on ait eu le temps de finir le café.
Le gouvernement parle d’un simple « ajustement ».
11 000 personnes concernées.
Des natifs.
Des conjoints.
Des gens qui vivent ici depuis des années mais qui ne votent toujours pas aux provinciales.
La ministre dit que c’est une question de justice.
Le Palika répond que l’Accord de Nouméa reste la seule référence valable.
Mais même eux commencent déjà à préparer le terrain pour les élections du 28 juin.
En gros : tout le monde dit vouloir reprendre le dialogue.
Mais chacun recharge surtout ses arguments avant le prochain round.
Pendant ce temps-là, la cour d’assises annonce des semaines chargées.
Viols.
Braquages.
Agressions.
La justice veut accélérer pour éviter l’embouteillage des dossiers criminels.
Et forcément, dès qu’un virus apparaît quelque part dans le monde…
On recommence avec les rumeurs.
Cette fois, c’est l’hantavirus.
Trois morts sur un bateau de croisière.
Mais la DDASS rassure : aucun cas en Calédonie et le risque reste très faible.
Heureusement, il y a quand même quelques respirations.
Puis j’apprends aussi que l’EGC fête ses 40 ans.
860 Calédoniens formés sur le territoire.
Comme quoi, malgré le chaos permanent, il y a encore des gens qui construisent des choses ici.
Et ce matin, il faisait 14 degrés dans l’intérieur.
Oui.
14.
Même la météo commence à vouloir partir en métropole.
Bref.

