Je me réveille, et mon pouvoir d’achat disparaît

Je me réveille vendredi matin.
Café. Infos. Et déjà les prix qui repartent à la hausse.
Avril : +1,1 %.
Mars : -0,5 %.
Donc, en gros… ça remonte. Normal.
L’énergie explose. Encore.
+7,6 %.
L’essence : +15,7 %.
Le gazole : +18,8 %.
Je regarde ma voiture. Elle aussi souffre.
Les autres postes montent aussi.
Produits manufacturés : +1,1 %.
Services : +0,3 %.
L’alimentaire ? Stable.
Comme si ça compensait quoi que ce soit.
Et moi, je me dis que la stabilité, ici, est un concept.
Pendant ce temps : politique locale.
Le Rassemblement dit oui à l’union des loyalistes.
Grand mot. Grande stratégie. Grandes réunions.
En vrai : on recalcule les forces pour les provinciales.
Ils veulent une union large.
Mais pas trop.
Un peu chacun chez soi… ensemble.
Et au milieu, le débat qui chauffe : le corps électoral.
Les natifs, oui.
Les conjoints, peut-être.
1 500 à 1 800 personnes.
1 % du fichier.
Mais 100 % du débat.
Au Sénat, ça bloque.
Chiffon rouge. Veto. Amendements.
Et moi, je regarde ça comme un match sans fin.
Pendant ce temps, ailleurs dans le monde : hantavirus, cas contacts, hôpital.
On rassure. On surveille. On intube si besoin.
Ambiance légère.
Et en France : chômage à 8,1 %.
Retour au-dessus des 8 %.
On appelle ça une “hausse symbolique”.
Moi, j’appelle ça une mauvaise nouvelle avec un costume.
Le PSG ? Champion encore.
14e titre de Ligue 1.
Ils gagnent même quand ils souffrent.
Comme la météo économique.
Et puis l’Ascension.
Les gens à la messe.
“On est de passage.”
Moi aussi, apparemment.
Je repose mon téléphone.
Je respire.
Tout augmente. Tout s’aligne. Tout s’explique.
Ou pas.
Bref.

