Je me suis réveillé… et certains Calédoniens avaient déjà choisi la France en 1941

Je me suis réveillé.
Et pour une fois, la Calédonie parlait un peu moins d’elle-même… et un peu plus de ceux qui sont partis défendre la France.
Quai Ferry, on commémorait les 80 ans du retour du bataillon du Pacifique.
Des jeunes partis en 1941 sans savoir s’ils reviendraient un jour.
Des gars qui ont quitté Nouméa en civil… et qui sont revenus cinq ans plus tard avec la guerre dans les yeux.
Et franchement, ça faisait bizarre.
Parce qu’au milieu des débats permanents sur l’identité, le destin commun et le corps électoral…
t’avais juste des Calédoniens qui avaient répondu à l’appel du général de Gaulle pour défendre la France libre. Sans conférence de presse.
Sans raconter qu’ils étaient “opprimés par Paris”.
Pendant ce temps-là, la réforme du corps électoral continuait son voyage direction l’Assemblée nationale.
Et là encore, certains expliquaient qu’élargir le vote à des gens nés ici risquait presque de provoquer l’effondrement de la démocratie locale.
Sinon la station mobile du Faubourg-Blanchot s’est fait cambrioler.
Trois voleurs arrêtés rapidement grâce à la police municipale.
Comme quoi parfois, quand les institutions travaillent ensemble… ça fonctionne mieux que certains “grands dialogues politiques”.
Et pendant que la Province Sud parlait sécurité avec la mairie de Nouméa, le gouvernement lançait sa conférence Gallieni sur la santé.
Encore une grande réunion pour essayer de sauver un système qui commence à ressembler à un patient sous assistance respiratoire.
Mais la vraie image du jour, c’était quand même ce vieux quai rempli de mémoire.
Parce qu’au fond, avant même tous nos débats modernes…
des Calédoniens étaient déjà morts pour un drapeau que certains expliquent aujourd’hui ne pas être le leur.
Bref.

