Je me suis réveillé… et tout s’est joué à une voix

Je me suis réveillé.
Et j’ai compris qu’en Nouvelle-Calédonie, il suffit d’une voix pour décider qui appartient au territoire… et qui devra encore attendre dehors.
Le Parlement a validé l’inscription des natifs dans le corps électoral provincial.
Enfin.
Après des années à expliquer à des gens nés ici qu’ils étaient apparemment “trop récents” pour choisir leurs élus locaux.
Par contre les conjoints, eux, restent sur le parking démocratique.
Rejetés à une voix près.
Une seule.
Autant te dire qu’en Calédonie, maintenant, même une partie de Uno peut provoquer une crise politique.
Et pendant ce temps-là, à l’Assemblée nationale, Emmanuel Tjibaou expliquait qu’il ne fallait “pas pousser trop loin” sinon ça nourrirait l’instabilité.
Phrase assez particulière quand on vient d’un camp qui nous avait déjà expliqué en 2024 ce que pouvait donner “l’instabilité”.
En face, Nicolas Metzdorf parlait carrément de trahison politique.
Bayrou.
Philippe.
Le Parlement.
Tout le monde y est passé.
À la fin, on avait presque l’impression d’assister à un divorce national en direct depuis Paris.
Mais au milieu de cette énorme tension politique, y’avait aussi un village militaire place des Cocotiers pour les 80 ans du retour du bataillon du Pacifique.
Des jeunes regardaient des démonstrations de secours, des stands de l’armée, des anciens combattants racontaient l’Histoire…
et franchement, ça faisait du bien de voir un moment où le mot “engagement” ne servait pas juste à commenter des amendements sur BFM.
Sinon le gouvernement lançait son “village des solutions” pour les jeunes en décrochage.
Parce qu’apparemment, après des années à regarder une partie de la jeunesse dériver… quelqu’un a fini par comprendre qu’il fallait peut-être reconstruire des parcours avant de reconstruire des bâtiments.
Et pendant que tout le territoire débattait du droit de vote, des jeunes cherchaient surtout un travail, une formation ou juste une direction.
Bref.

