Je me suis réveillé… et même les cagnottes devenaient vitales

Je me suis réveillé.
Et j’ai compris qu’en Calédonie, même la santé fonctionne maintenant sous respiration assistée.
Cette semaine démarrait le “Gallieni de la santé”.
Trois jours de réunions.
Des médecins.
Des institutions.
Des ateliers.
Et surtout une énorme phrase qu’on entend partout : “il faut réformer le système”.
Parce qu’apparemment, perdre 15 % des médecins du territoire commence enfin à inquiéter du monde.
Les professionnels parlent d’insécurité, de fatigue, de manque d’attractivité…
et honnêtement, quand des médecins commencent eux-mêmes à fuir le système de santé, c’est rarement bon signe pour les patients derrière.
Mais le plus calédonien dans tout ça, c’est qu’on a découvert qu’il existait déjà des solutions pour économiser des milliards.
Depuis longtemps.
Sauf qu’ici, on aime bien attendre que tout brûle avant de sortir l’extincteur.
Pendant ce temps-là, les cagnottes en ligne continuaient de fleurir partout sur les réseaux.
Pour aider un jeune Calédonien hospitalisé en métropole.
Pour reconstruire un faré incendié.
Pour financer des soins.
Et franchement, ça dit aussi quelque chose du territoire : quand les institutions galèrent, ce sont souvent les gens eux-mêmes qui se serrent les coudes.
Bon par contre, forcément, il y a aussi les arnaques.
Donc maintenant, même faire preuve de solidarité nécessite une “checklist cybersécurité”.
Bienvenue en 2026.
Et au milieu de tout ça, la vie continuait tranquillement.
Le Congrès préparait ses textes.
Les salons pour la fête des mères arrivaient.
Le salon du tourisme aussi.
Comme si le territoire essayait quand même de garder une vie normale malgré les crises à répétition.
Au fond, cette journée ressemblait un peu à la Calédonie actuelle :
un territoire fatigué…
mais qui continue quand même à essayer de tenir debout.
Bref.

