Quand la Corse regarde la Nouvelle-Calédonie

Le Journal de Corse, fondé en 1881, a publié le 25 mai 2026 un long article intitulé "La Nouvelle-Calédonie : un territoire suspendu entre peur, exode et impasse." Dans sa conclusion, le quotidien régional mentionne la partition du territoire comme hypothèse de sortie de crise, dans un sens fataliste - "une partie dévolue aux indépendantistes, l'autre aux loyalistes."
Ce regard n'est pas celui d'un observateur extérieur sans lien avec le dossier.
Des liens documentés
Les liens entre les indépendantistes corses et le FLNKS sont anciens. En 2019, Jean-Guy Talamoni, alors président de l'Assemblée de Corse, a signé un accord de partenariat officiel avec Roch Wamytan, président du Congrès de Nouvelle-Calédonie.
En juillet 2024, des représentants de mouvements indépendantistes de Corse, Nouvelle-Calédonie, Martinique, Guadeloupe, Guyane et Polynésie se sont réunis à Bakou en Azerbaïdjan et ont acté la création d'un front commun. Paris a dénoncé une ingérence azerbaïdjanaise dans ses territoires d'outre-mer.
En janvier 2025, le Front international de décolonisation a tenu son congrès constitutif, réunissant notamment des représentants corses via le mouvement Nazione.
L'Appel de Fort-de-France
En mai 2022, alors que la réforme constitutionnelle concernant la Nouvelle-Calédonie avait été annoncée, six présidents de régions ultramarines - Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Mayotte, Saint-Martin - avaient signé un appel commun réclamant un nouveau cadre constitutionnel pour les Outre-mers et des leviers de décision plus proches de leurs territoires.
Ce que révèle l'article du Journal de Corse
Plusieurs collectivités françaises suivent de près l'évolution du dossier calédonien. La mention de la partition dans un quotidien régional français - même à titre d'hypothèse et dans un sens fataliste - constitue un fait éditorial notable.

