Je me réveille… et la campagne est lancée

Je me réveille samedi.
J’ouvre les infos.
Et là… bam.
Le Conseil constitutionnel valide l’élargissement du corps électoral.
10 500 natifs en plus.
D’un coup.
Comme ça.
On me dit que c’est constitutionnel.
Que cela respecte l’accord de Nouméa.
Que cela reste « restreint ».
Mais un peu moins quand même.
Certains crient victoire.
Genre : « La démocratie revient. »
D’autres comptent encore.
27 000 laissés sur le bord de la route.
Toujours.
Du coup, ça débat.
Encore.
Comme d’habitude.
Pendant ce temps, les politiques s’échauffent.
Campagne lancée.
Objectifs, sièges, alliances…
Et personne n’est vraiment prêt.
Le centre veut exister.
La droite est attaquée.
La gauche promet.
Tout le monde parle de social, de vie chère, d’urgence.
Moi, je regarde mon compte.
Et l’essence augmente.
Encore.
Beaucoup.
Le gazole passe les 200 francs.
Tranquille.
Comme si c’était normal.
On parle aussi de santé.
Réformes.
Comités.
« Ce sera différent cette fois. »
Apparemment.
On parle jeunesse.
Décrochage.
Insertion.
Des millions annoncés.
Toujours.
On parle justice.
Procès lourd.
22 ans requis.
Ambiance.
On parle argent.
Des milliards qui arrivent.
Pour éviter de couler.
Juste éviter.
Et moi, je comprends un truc.
Tout bouge.
Tout le monde parle.
Tout le monde promet.
Mais au final…
rien n’est vraiment réglé.
Juste déplacé.
Bref.

