Les autorités frappent fort dans les nakamals du Mont-Dore

Deux commerces sur trois contrôlés présentaient des irrégularités.
Au Mont-Dore, l’État affiche sa fermeté face aux fraudes, aux trafics et au travail illégal.
Une opération d’envergure menée contre les fraudes et les trafics
Le 28 mai 2026, une importante opération coordonnée de lutte contre le travail illégal et les fraudes a été conduite au Mont-Dore dans le cadre du dispositif COTAF. Placée sous le pilotage de la Gendarmerie nationale, cette action a mobilisé plusieurs services de l’État ainsi que différents organismes partenaires.
La directrice de cabinet du haut-commissaire, Anaïs Aït Mansour, était présente sur le terrain afin de suivre le déroulement de cette opération qui s’inscrit dans la continuité des actions de sécurisation engagées depuis plusieurs mois en Nouvelle-Calédonie.
Au total, sept nakamals ont fait l’objet de contrôles approfondis. L’objectif affiché par les autorités était clair : lutter contre les trafics, protéger les consommateurs et préserver la tranquillité publique dans les quartiers concernés.
Ces établissements, qui occupent une place particulière dans la vie sociale calédonienne, sont soumis à des règles précises en matière d’activité commerciale, de sécurité, de fiscalité et de protection des consommateurs. Les contrôles visaient donc à vérifier le respect de l’ensemble de ces obligations.
Cette opération s’inscrit également dans la stratégie dite « Place nette », déjà déployée dans plusieurs territoires français afin de renforcer la lutte contre l’économie souterraine et les activités illicites qui fragilisent l’ordre public.
Pour les autorités, la démarche répond à une exigence simple : garantir que les acteurs économiques respectueux de la réglementation ne soient pas pénalisés par ceux qui contournent les règles.
Travail dissimulé, ventes illicites et non-respect des règles
Les contrôles ont permis de mettre en évidence plusieurs infractions dans différents établissements inspectés.
Parmi les manquements constatés figurent notamment des faits de travail dissimulé et de dissimulation d’activité, deux infractions particulièrement surveillées par les services de l’État.
Ces pratiques ont des conséquences directes sur les finances publiques, la protection sociale des salariés et la concurrence entre professionnels.
Les agents ont également relevé des irrégularités concernant l’information des consommateurs. Certaines obligations réglementaires n’étaient pas respectées, privant les clients d’informations pourtant imposées par la loi.
D’autres infractions ont été constatées dans le domaine du commerce de produits réglementés.
Des cas de vente illicite de cigarettes à l’unité ont ainsi été relevés. Cette pratique est interdite car elle contourne les règles sanitaires et fiscales applicables à la vente de tabac.
Les contrôleurs ont aussi découvert des situations de vente d’alcool sans autorisation, une activité strictement encadrée par la réglementation.
Ces constats rappellent que les contrôles ne concernent pas uniquement les stupéfiants, mais également l’ensemble des activités économiques exercées en dehors du cadre légal.
Pour les pouvoirs publics, la fermeté face à ces dérives constitue une condition essentielle au maintien d’une concurrence loyale entre les entreprises.
L’idée est également de protéger les professionnels qui respectent les règles et supportent les charges administratives, fiscales et sociales liées à leur activité.
Cannabis saisi et renforcement de la tranquillité publique
L’opération a également débouché sur plusieurs constatations liées aux stupéfiants.
Les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 14 pieds de cannabis, confirmant la présence d’activités illicites dans certains des lieux contrôlés.
Des procédures ont également été engagées à l’encontre de personnes trouvées en possession de cannabis au cours de l’intervention.
Ces résultats illustrent la volonté des autorités de maintenir une pression constante contre les trafics de drogue qui alimentent l’insécurité et les troubles à l’ordre public.
Dans de nombreux quartiers, les habitants dénoncent régulièrement les nuisances générées par certaines activités clandestines, qu’il s’agisse de trafics, de ventes illégales ou de rassemblements provoquant des tensions avec le voisinage.
Les services de l’État considèrent que la lutte contre ces phénomènes participe directement à l’amélioration du cadre de vie des Calédoniens.
Au-delà des infractions constatées, cette opération envoie également un signal de fermeté.
Le respect de la loi ne peut être à géométrie variable. Qu’il s’agisse de travail dissimulé, de commerce illicite ou de stupéfiants, les autorités entendent rappeler que les règles s’appliquent à tous.
Cette mobilisation conjointe de la Gendarmerie nationale, des services de l’État et de leurs partenaires témoigne d’une volonté de renforcer durablement la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Dans un contexte où les questions d’ordre public demeurent au cœur des préoccupations de nombreux habitants, les opérations de contrôle apparaissent comme un outil indispensable pour lutter contre les fraudes, protéger les consommateurs et garantir le respect des règles communes.
Pour les autorités, la tranquillité publique passe d’abord par une application rigoureuse de la loi. Les résultats obtenus au Mont-Dore montrent que cette stratégie continue de produire des effets concrets sur le terrain et confirme la détermination de l’État à combattre toutes les formes d’économie parallèle qui fragilisent la cohésion sociale et l’autorité républicaine en Nouvelle-Calédonie.
(Crédit photo : Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie)

