Je me suis réveillé… et mon plein coûte plus cher que mon week-end

Je me suis réveillé et j’ai vu que le PSG avait encore gagné la Ligue des champions. Une deuxième fois de suite. Pendant que les vrais supporters fêtaient ça, d’autres ont préféré casser du mobilier urbain. Plus de 400 interpellations plus tard, certains ont encore réussi à transformer une victoire sportive en fait divers.
J’ai ensuite regardé les prix du carburant pour le mois de juin. Et là, j’ai compris pourquoi certains avaient le moral aussi bas que le réservoir. L’essence grimpe à 191 francs le litre et le gazole dépasse désormais les 222 francs. À ce rythme-là, faire le plein va bientôt nécessiter un rendez-vous avec son banquier.
J’ai aussi appris que les provinciales entraient dans le vif du sujet avec l’ouverture du dépôt des listes. Les candidats affûtent leurs équipes, ressortent leurs promesses et découvrent soudainement des solutions à tous les problèmes du territoire. Le calendrier fait parfois des miracles.
Cette semaine commencera également par le procès du braquage de la station-service de la Coulée. Une affaire qui avait fini par un grave accident impliquant une famille et un bébé. Les accusés encourent jusqu’à vingt ans de prison.
Heureusement, il y avait aussi un peu de douceur avec la fête des mères. Entre les fleurs, les cadeaux de dernière minute et les poèmes récités avec application, les mamans étaient à l’honneur partout sur le territoire.
Et puis malgré la crise, le salon du mariage a attiré du monde tout le week-end. Comme quoi, même quand les prix montent, que les campagnes électorales commencent et que l’essence explose, certains continuent de croire en l’avenir.
Bref.

