Nouvelle-Calédonie : le BTP refuse de couler en silence

Le message se veut sans ambiguïté. À l’occasion de son assemblée générale du 28 mai 2026, la Fédération calédonienne du bâtiment et des travaux publics (FCBTP) a formulé une série de revendications structurées pour tenter de relancer le secteur. Dans un contexte économique tendu, où les entreprises rencontrent des difficultés, la fédération appelle à dépasser les mesures jugées insuffisantes.
Le constat est largement partagé par les professionnels : le BTP demeure un secteur clé de l’économie du territoire, mais il est fragilisé par des blocages administratifs, des retards de paiement et un manque de visibilité. Une situation jugée préoccupante.
Une demande de coordination accrue
Premier point mis en avant : la coordination. La FCBTP souligne la nécessité d’une meilleure organisation entre les différentes collectivités. Selon elle, l’absence de vision commune limite la capacité des entreprises à se projeter, investir et recruter.
Ce manque de coordination a des répercussions sur l’ensemble de la chaîne économique. Certains projets connaissent des retards, voire des interruptions, en raison d’un manque d’alignement entre les acteurs publics. Les entreprises se trouvent ainsi confrontées à une incertitude persistante.
Les professionnels estiment qu’une stratégie globale, plus lisible, permettrait de renforcer la stabilité du secteur.
Transparence et pilotage des projets
Deuxième axe : la transparence. La FCBTP propose la mise en place d’un calendrier public de suivi des projets, notamment dans le cadre du pacte de refondation.
L’objectif est de mieux suivre l’avancement des projets, avec des échéances identifiées et des engagements clarifiés.
Par ailleurs, la fédération insiste sur la nécessité d’un pilotage renforcé. Elle suggère la désignation d’un interlocuteur unique côté État, afin de faciliter la coordination et d’accélérer la prise de décision.
Actuellement, la multiplicité des interlocuteurs peut ralentir les processus décisionnels, ce qui a des conséquences pour les entreprises concernées.
Délais de paiement : un enjeu central
Troisième point, particulièrement sensible : l’exécution des marchés publics et les délais de paiement. La FCBTP rappelle l’importance du respect des échéances.
Les retards de paiement peuvent fragiliser les trésoreries des entreprises, certaines étant amenées à avancer des fonds dans le cadre de projets publics.
Dans un contexte économique déjà tendu, ces difficultés peuvent avoir des conséquences importantes sur la pérennité des entreprises.
La fédération souligne que le secteur du BTP représente un nombre significatif d’emplois et joue un rôle structurant dans l’économie locale.
En conclusion, la FCBTP appelle à des mesures concrètes et à une mise en œuvre effective des engagements annoncés.

