Je me suis réveillé… et Louis Mapou entre dans l’arène

Je me suis réveillé et j’ai découvert que Louis Mapou allait mener une liste UNI en province Sud. Après la liste FLNKS, voilà donc une deuxième liste indépendantiste dans la plus grande province du territoire. Louis Mapou explique qu’il faut reprendre les discussions sur l’avenir institutionnel dès après les provinciales et qu’il existe une fenêtre de tir jusqu’en septembre pour trouver un accord. Visiblement, la campagne entre dans sa phase où chacun commence à parler de l’après 28 juin.
Puis j’ai vu que Jacques Lalie confirmait lui aussi son retour dans la course aux provinciales aux Îles. Entre les recours, les condamnations annulées et les candidatures qui réapparaissent, cette campagne commence sérieusement à ressembler à une série où certains personnages refusent définitivement de quitter le casting.
Pendant ce temps, les Loyalistes et le Rassemblement présentaient leur programme sécurité à Dumbéa. Plus de caméras, plus de policiers municipaux, davantage d’aide à la sécurisation des commerces et des habitations. Deux ans après les émeutes, le sujet reste au cœur de la campagne et personne ne semble avoir oublié les images de mai 2024.
J’ai ensuite regardé du côté d’Air Calédonie. Le premier vol commercial entre Tontouta et Lifou a bien eu lieu ce matin après trois mois d’interruption. Une dizaine de passagers à l’aller, trois au retour et aucun incident signalé malgré le maintien de la mobilisation des collectifs coutumiers. Comme quoi, parfois, les avions arrivent à décoller même quand le débat reste cloué au sol.
J’ai aussi appris qu’une assemblée citoyenne allait être créée au Congrès. Vingt-quatre citoyens tirés au sort participeront aux réflexions sur certains sujets publics. En 2026, la Nouvelle-Calédonie va donc tester l’idée selon laquelle les citoyens peuvent parfois avoir leur mot à dire entre deux élections.
Et puis la journée s’est terminée avec Gabriel, la tortue sauvée après plusieurs mois de soins, qui a enfin retrouvé le lagon. Après les blocages, les campagnes électorales, les querelles institutionnelles et les promesses de candidats, c’était probablement la seule créature du territoire qui était vraiment heureuse de retrouver sa liberté aujourd’hui.
Bref.

