Je me suis réveillé… et je me suis dit que notre avenir dépendait surtout de ce que nous transmettons

Je me suis réveillé avec deux images qui semblaient s'opposer. D'un côté, un établissement scolaire meurtri par un incendie criminel. De l'autre, des jeunes Calédoniens qui décrochent les meilleures écoles de commerce de France. Deux réalités qui racontent finalement le même combat : celui de l'avenir de notre jeunesse.
L'émotion reste vive après l'incendie du lycée Saint Jean XXIII de Païta. Les dégâts matériels sont importants, mais ce sont surtout les conséquences pour les élèves et leurs familles qui inquiètent. Comme après les événements de 2024, il faut une nouvelle fois réorganiser les cours, trouver des solutions de transport et éviter que la scolarité ne soit pénalisée. Les auteurs n'ont pas seulement détruit un bâtiment ; ils ont compliqué le quotidien de centaines de jeunes.
Pendant ce temps, la justice poursuivait son travail à Yaté avec la reconstitution d'un double homicide survenu en 2024. Une journée placée sous haute sécurité, avec fermeture des écoles et restrictions de circulation afin que les investigations puissent se dérouler sereinement. Là aussi, le territoire continue de refermer des blessures encore récentes.
Mais heureusement, il y avait aussi des raisons d'être fier. Une vingtaine d'étudiants des classes préparatoires du lycée Dick Ukeiwé ont obtenu d'excellents résultats aux concours des grandes écoles de management. Certains intégreront des établissements parmi les plus prestigieux de France. Ce qui frappe, c'est qu'ils ont préparé ces concours en pleine période de crise, malgré les perturbations liées aux violences de 2024. Une belle démonstration de résilience et de détermination.
Autre motif d'optimisme : les produits calédoniens continuent de séduire à l'international. Plus de 600 bouteilles de whisky et d'hydromel quitteront prochainement le territoire pour le Japon. Après le miel et la vanille, c'est une nouvelle vitrine pour le savoir-faire local et une preuve que nos producteurs peuvent trouver leur place sur des marchés exigeants.
L'actualité institutionnelle, elle, se poursuit avec l'examen des comptes administratifs de la Nouvelle-Calédonie avant l'élection, vendredi, du nouveau gouvernement. Les prochains jours seront déterminants pour donner un nouveau cap au territoire.
Je me suis dit que l'on parle souvent de reconstruction en évoquant les bâtiments, les routes ou les finances publiques. Pourtant, la plus importante est peut-être ailleurs : dans les jeunes que l'on forme, dans les talents que l'on encourage et dans les valeurs que l'on transmet. Parce qu'au bout du compte, ce sont eux qui construiront la Nouvelle-Calédonie de demain.
Bref

