Abolition de l’esclavage, célébration de l’amitié… LFI plaide pour de nouveaux jours fériés

Lors d’un point presse fustigeant la loi visant à permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai, le député insoumis Thomas Portes a énuméré les nouveaux jours fériés souhaités par son parti.
Quentin Gérard 09/04/2026

Un drapeau de La France insoumise. © Elsa Biyick / Hans Lucas via AFP
Des jours fériés à foison. Ce mardi matin, lors du point presse hebdomadaire de son groupe, le député LFI Thomas Portes a fustigé la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, qui sera examinée à l’Assemblée nationale vendredi 10 avril dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Ensemble pour la République… et a défendu les nouveaux jours fériés proposées par le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Selon LCP, le groupe propose ainsi le 16 janvier, en référence à l’ordonnance de 1982 généralisant la cinquième semaine de congés payés. Thomas Portes l’a justifié en prétextant que « cela fait 44 ans que les salariés de France n’ont pas bénéficié de davantage de congés payés ». Mais aussi le 4 février pour commémorer l’abolition de l’esclavage en 1794, le 18 mars « en l’honneur de la Commune de Paris et en hommage aux morts de la répression pendant la semaine Sanglante », ainsi que le 26 juin en mémoire « de la sanglante répression qui s’est abattue » sur « les ouvriers mobilisés lors des journées de juin 1848 ».
Un jour férié pour célébrer les amitiés
LFI propose également le 30 juillet pour « célébrer les amitiés ». Le député a assuré que « l’amitié est une notion politique au potentiel révolutionnaire » et que « les relations amicales doivent être célébrées parce qu’elles favorisent l’épanouissement individuel et l’expression de la solidarité ». Ainsi que le 4 août en référence à l’abolition des privilèges en 1789 et le 22 septembre « en l’honneur de la proclamation de la Première République », afin de « valoriser ce moment marquant de notre histoire commune, qui marqua le début de la fin de siècles d’oppression féodale ».
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Thomas Portes a souligné que « la France compte 11 jours fériés par an et se situe ainsi en deçà de la moyenne des pays de l’Union européenne qui est de 12 jours fériés par an ». Plus largement, avec cette loi visant à donner la possibilité à certains secteurs de travailler le 1er mai, il a dénoncé une « nouvelle attaque pour remettre en cause » un « acquis social majeur » et estimé que « priver un seul salarié d’un jour férié, c’est priver ses proches d’un temps partagé avec lui et priver la société de son activité au service du bien commun ».

