Je me réveille… et le tourisme s’effondre

Je me réveille avec cette sensation étrange que tout s’agite… mais rien ne change vraiment.
Encore une réunion à Matignon.
Encore des discussions.
Encore cette promesse d’avancer « par étapes ».
Mais sur le terrain, le blocage reste entier, comme figé dans le décor politique.
Pendant que les responsables parlent, la réalité, elle, continue de tomber.
Et elle ne prend pas de pincettes.
Le tourisme s’effondre. 58 400 visiteurs en 2025.
Un chiffre qui marque une rupture nette.
Derrière, ce sont des hôtels presque vides, des taux d’occupation à 15 %, parfois moins.
Des emplois menacés.
Un secteur entier qui vacille.
Ce qui est frappant, c’est que le problème n’est même pas l’expérience sur place.
Ceux qui viennent repartent satisfaits.
Mais le vrai sujet, c’est ailleurs : les gens ne viennent plus.
Autrement dit, la confiance a disparu.
Et ça, ce n’est pas un plan de communication qui le règle en quelques semaines.
Pendant ce temps, l’État continue d’envoyer des moyens.
Nouveau responsable, nouvelle mission, même discours : continuité, rebond, soutien massif.
Oui, l’argent est là.
Mais une question reste : combien de temps peut-on compenser sans relancer vraiment ?
Et puis il y a ce climat, plus lourd.
Un drame au Mont-Dore.
De la violence familiale.
Comme un rappel que la tension ne s’est jamais vraiment éteinte.
À côté, la vie continue malgré tout.
Des associations qui aident à nourrir les animaux pour éviter les abandons.
Des animations pour les enfants pendant les vacances.
Des initiatives positives, utiles.
Mais qui montrent aussi un territoire qui tient plus qu’il n’avance.
Alors oui, on parle.
On organise.
On annonce.
Mais un pays ne se reconstruit pas avec des réunions.
Il se reconstruit avec des décisions.
Et aujourd’hui, le vrai problème n’est plus de savoir quoi faire…
mais de savoir qui aura le courage de le faire.
Bref.

