Crise au Moyen-Orient : le prix de l’essence à un niveau record depuis le début du conflit

Le gouvernement a indiqué ce lundi que les prix de SP95-E10 et de SP98 avaient augmenté respectivement de 33 et 31 centimes le litre depuis le début de la guerre en Iran, fin février.
Gautier Cruchaudet 18/05/2026

Les prix du litre de SP95-E10, de SP98 et de gazole restent supérieurs à 2 euros le litre (illustration). Hans Lucas via AFP / © Jean-Marc Barrère
La flambée du prix de l’essence poursuit. Les prix à la pompe ont atteint un niveau inédit depuis le début de la guerre en Iran, d’après les tarifs de 7 000 stations essence compilées sur un site gouvernemental.
Depuis le 27 février, veille du déclenchement du conflit et de l’élimination de l’ayatollah Ali Khamenei, le litre de SP95-E10 a augmenté de 19 % pour un montant de 2,046 euros, celui de SP98 de 17 %, soit 2,138 euros. Soit une hausse respective de 33 et 31 centime le litre en l’espace de trois mois et demi. Le gazole reste quant à lui à un seuil supérieur à 2 euros, le litre (2,145), bien que son prix ait reflué depuis le pic de 2,387 euros le litre atteint début avril.
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Alors que les Gardiens de la révolution iraniens contrôlent toujours le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole brut mondial, et en limitent ainsi le trafic, la consommation de carburant a chuté dans l’Hexagone. « Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d’environ 300 millions d’euros, sous l’effet d’une forte baisse de la consommation (-30 %) », a indiqué sur X Sébastien Lecornu, mardi 12 mai.
En réaction à une situation intenable pour les secteurs dépendant du carburant, le Premier ministre présentera ce jeudi un « nouveau paquet » d’aides pour le mois de juin afin de « protéger les Français qui travaillent et les secteurs économiques les plus touchés des effets de la hausse des prix du pétrole et des produits dérivés », précise un communiqué ministériel.
En outre, le gouvernement annoncera dans les prochains jours la répartition des 6 milliards d’euros d’économie annoncés en avril pour enrayer les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. À l’issue d’une réunion ministérielle, Sébastien Lecornu avait alors annoncé le déploiement d’une aide estimée à « vingt centimes par litre », laquelle concernait alors « environ 3 millions de Français ».

