Journée mondiale du bricolage : l'éloge du fait maison

Chaque 24 mai, la journée mondiale du bricolage célèbre ceux qui n'ont pas peur de retrousser leurs manches. Tournevis en main, niveau à bulle à l'œil, ils transforment un angle bancal en meuble fini, parfois avec fierté, parfois avec quelques trous de trop dans le mur.
Une journée née du web
À l'origine de l'idée, on retrouve Christian et Philippe, deux chefs d'entreprise qui vendent en ligne des produits de bricolage et qui ont créé un site internet dédié à l'événement. Un départ modeste, peut-être intéressé, mais qui a su toucher une corde sensible dans un pays où les activités de bricolage sont pratiquées par plus de trois Français sur quatre.
Loisir ou nécessité ?
Le bricolage oscille entre deux motivations. Pour beaucoup, c'est d'abord un plaisir, celui de créer de ses mains, de voir un projet prendre forme du sol au plafond. Si on les interroge, les bricoleurs avoueront en grande majorité que, pour eux, il s'agit avant tout d'un loisir. Mais la crise économique est passée par là et, tout en se faisant plaisir, le bricolage permet en passant de réaliser de belles économies.
Transmettre, pas seulement construire
Le bricolage est aussi un vecteur de transmission. Apprendre à un enfant à mesurer, visser, poncer ou peindre, c'est lui donner des outils concrets pour comprendre le monde matériel qui l'entoure. La satisfaction de dire "c'est moi qui l'ai fait" qu'on ait dix ans ou cinquante, ne vieillit pas.
En Nouvelle-Calédonie, le bricolage a une saveur particulière
Sur le Caillou, la culture du système D est profondément ancrée. L'éloignement géographique, le coût élevé des matériaux et la tradition d'entraide entre voisins ont fait du bricolage une compétence quasi universelle. Réparer plutôt que jeter, construire soi-même sa terrasse ou son fare autant de gestes qui relèvent ici d'une forme de pragmatisme hérité et assumé.
Attention tout de même
Le bricolage a ses revers. Les accidents domestiques sont fréquents, chutes, coupures, brûlures et rappellent que l'enthousiasme ne remplace pas les équipements de protection. Un bon bricoleur est aussi celui qui sait quand appeler un professionnel.

