Je me suis réveillé… et le territoire respirait un peu

Je me suis réveillé.
Et pour une fois, la Calédonie avait décidé de respirer un peu.
Pas de clash monumental.
Pas de séance électrique au Congrès.
Pas de conférence de presse où quelqu’un menace encore “l’équilibre institutionnel”.
Non.
Ce dimanche, les gens sont juste allés à la messe, marcher pour une association… ou courir dans la boue comme des possédés au Dumbéa Trail.
C’était la Pentecôte.
Du coup les églises étaient pleines.
Des familles.
Des anciens.
Des chants.
Des gens qui parlaient du Saint-Esprit pendant qu’à Nouméa certains cherchent déjà désespérément l’esprit du vivre ensemble depuis vingt ans.
Pendant ce temps-là, le RSMA de Koumac fêtait ses 40 ans.
Portes ouvertes.
1500 visiteurs.
Des jeunes en formation.
Des militaires.
Et surtout un truc qu’on oublie souvent ici : le RSMA, c’est probablement l’un des rares endroits du territoire où on transforme encore des jeunes perdus en adultes qui avancent.
Franchement, ça faisait du bien de voir autre chose que des débats sur qui a le droit de voter ou pas.
À Bourail aussi, des centaines de personnes participaient à une marche solidaire contre le cancer.
Comme quoi la Calédonie sait encore se mobiliser pour autre chose que des barrages ou des meetings politiques.
Et puis il y avait Roland-Garros qui recommençait.
Donc officiellement, pendant deux semaines, tout le territoire va soudain devenir expert mondial en revers long de ligne devant la télé.
Au fond, cette journée ressemblait un peu à une pause.
Une de ces rares journées où le territoire se rappelle qu’avant les crises politiques… il y a encore des gens qui vivent, prient, courent, bossent et essaient simplement de tenir debout.
Bref.

