Vittori et Weiss rejoignent le Rassemblement : la droite calédonienne se regroupe

C'est officiel depuis ce lundi 18 mai. Pascal Vittori et Wilfrid Weiss, respectivement président et vice-président de Tous Calédoniens, ont annoncé leur ralliement au Rassemblement – Les Républicains d'Alcide Ponga et Virginie Ruffenach.
Le communiqué commun signé par les quatre élus marque une nouvelle étape dans la recomposition de la droite loyaliste. Tous Calédoniens rejoint le Rassemblement dans une démarche d'union, qui s'inscrit dans un mouvement plus large de regroupement des forces non-indépendantistes.
Ce que dit le texte
Le communiqué évoque des « convictions partagées », une « relation de confiance » et un « travail commun depuis plusieurs mois ». Au-delà du vocabulaire de la réconciliation, c'est un véritable cheminement politique qui se concrétise. Dans un paysage calédonien fragmenté, marqué par deux années particulièrement éprouvantes depuis les émeutes, ce rapprochement traduit une volonté commune de peser dans le débat institutionnel.
Le texte rappelle les trois référendums et l'ancrage dans la France. Le positionnement loyaliste est réaffirmé avec clarté, un socle commun qui rend ce rapprochement naturel entre deux formations partageant déjà l'essentiel de leurs orientations.
Une union loyaliste à grande échelle
Ce ralliement prend tout son sens dans un mouvement de fond. Il y a quelques jours, le Rassemblement annonçait lui-même rejoindre les Loyalistes, l'alliance qui réunit déjà plusieurs formations majeures de la droite calédonienne pro-française : Les Républicains calédoniens de Sonia Backes, Générations NC de Nicolas Metzdorf, et le MPC de Gil Brial.
Avec l'arrivée de Tous Calédoniens, c'est désormais une coalition élargie qui se dessine, rassemblant la quasi-totalité des forces loyalistes autour d'une ligne commune. Une convergence inédite par son ampleur, qui réunit autour de la même table des personnalités et des sensibilités qui, hier encore, faisaient parfois cavalier seul.
Depuis mai 2024, la droite calédonienne pro-française travaille à construire une offre politique cohérente, face à un électorat en attente de repères, une économie à reconstruire et des négociations institutionnelles qui se poursuivent à Paris. Cette dynamique d'union répond à cette exigence.
Et maintenant ?
La question, désormais, est celle de la traduction électorale de ce vaste rassemblement. Cette consolidation peut-elle produire une force structurante pour les prochaines échéances, à commencer par les provinciales du 28 juin ? Les électeurs trancheront.
En attendant, le message envoyé par la droite calédonienne est sans équivoque : face aux défis institutionnels, économiques et sociaux, elle choisit l'union plutôt que la dispersion. Dans une Nouvelle-Calédonie en quête de stabilité, le signal mérite d'être entendu.

