Comptes de campagne de LFI : l’enquête sur l'élection présidentielle de 2017 se clôt sur quatre mises en examen

L’enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 a abouti à quatre mises en examen, dont celle de la députée LFI Sophia Chikirou.
Quentin Gérard 02/06/2026

Jean-Luc Mélenchon. AFP / © LOUAI BARAKAT / HANS LUCAS
Fin de l’instruction. L’enquête judiciaire portant sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2017 a été clôturée après plusieurs années d’investigation. Quatre mises en examen ont été prononcées à l’issue de la procédure, visant notamment des prestataires et responsables impliqués dans la campagne, rapporte Europe 1.
L’association L’Ère du peuple est notamment mise en cause pour « prêt illégal de main-d’œuvre », « faux et usage de faux », « escroquerie aggravée » et « tentative d’escroquerie aggravée ». Bastien Lachaud, alors trésorier de l’association, est également mis en examen pour des faits similaires.
Sophia Chikirou mise en examen
Marie-Pierre Oprandi, mandataire financière de la campagne, est poursuivie pour « prêt illicite de main-d’œuvre » et « usage de faux ». Sophia Chikirou, alors en charge de la communication et prestataire via sa société Mediascop, est mise en examen pour « escroquerie aggravée », « abus de biens sociaux » et « recel d’abus de confiance ».
Cette enquête fait suite à un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en 2018, après contrôle des dépenses. La justice s’est notamment interrogée sur de possibles surfacturations de prestations réalisées pendant la campagne.
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« Le candidat Jean-Luc Mélenchon et le directeur de campagne Manuel Bompard n’ont été ni entendus par les juges au cours de l’instruction ni mis en examen. Par ailleurs, la contre-expertise demandée par le conseil de la société Mediascop et qui a été accordée a démontré clairement qu’il n’y avait eu aucune surfacturation, comme nous le disons sans relâche depuis maintenant huit ans », a réagi ce mardi LFI dans un communiqué adressé à l’AFP. Et d’ajouter : « En toute logique, au vu de l’ensemble de ces éléments, nous nous attendons donc à la fin de cette enquête sans aucun procès ».

